Actualités of Saturday, 30 May 2026

Source: www.camerounweb.com

Lions Indomptables : Jeune Afrique révèle qu'Iran, Uruguay, Irak et Bosnie ont tous été refusés par la FECAFOOT — pour des raisons financières

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Le communiqué de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) du 27 mai était court, propre et officiel : le sélectionneur David Pagou «a décidé de ne pas programmer de regroupement ni de rencontre au mois de juin» pour permettre aux internationaux «de bénéficier d'une période de récupération indispensable». Un argument sportif raisonnable — présenté avec le professionnalisme d'une institution qui sait gérer sa communication. Mais Jeune Afrique, dans son enquête exclusive publiée ce 29 mai, révèle ce que le communiqué tait soigneusement : derrière l'argument de la récupération, il y a quatre offres rejetées, des adversaires de Coupe du Monde éconduits, et une logique financière qui a primé sur tout le reste.


La révélation la plus concrète de Jeune Afrique concerne l'offre iranienne. «L'Iran avait proposé un match le 4 juin à Antalya, en Turquie, la fédération asiatique prenant en charge l'hébergement des Camerounais, en plus d'un cachet de 70 000 euros», révèle le journal. Une offre complète — hébergement assuré, déplacement en Turquie (donc pas de long voyage), et 70 000 euros dans les caisses de la FECAFOOT. Une équipe qualifiée pour la Coupe du Monde comme adversaire. Et une occasion de jauger le niveau des Lions face à une nation asiatique de premier plan.

La FECAFOOT a refusé. «C'est finalement le Mali qui affrontera les Iraniens dans les mêmes conditions», note sobrement Jeune Afrique — laissant entendre que les mêmes conditions qui n'ont pas suffi à convaincre Eto'o ont suffi à convaincre les Maliens. Une comparaison implicite qui dit tout sur l'écart de prétentions financières entre les deux fédérations.


Jeune Afrique révèle que le refus iranien n'est pas isolé — c'est une politique. La Bosnie-Herzégovine avait proposé «45 000 euros et l'hébergement à Sarajevo» — refusé. L'Irak avait proposé «uniquement la prise en charge pour une confrontation en Espagne» — refusé. L'Uruguay — pays finaliste de plusieurs Coupes du Monde, actuellement en pleine préparation pour le Mondial — avait contacté le Mali, le Burundi et le Cameroun pour un dernier match à Montevideo avant son départ aux États-Unis. La proposition «comportant seulement la prise en charge sur place, combinée à la longueur du voyage», n'a «pas enthousiasmé Eto'o».


Quatre équipes. Quatre refus. Un message cohérent : la FECAFOOT a une exigence financière que ces propositions n'ont pas atteinte. Et Jeune Afrique révèle la source de cette politique à travers une confidence d'une transparence désarmante : «Si la Fecafoot avait reçu une proposition financière intéressante, elle aurait accepté, car sportivement la sélection avait tout intérêt à jouer, et Pagou le souhaitait», confie une source proche du dossier. Le sélectionneur voulait jouer. Les joueurs auraient joué. Mais l'argent n'était pas au rendez-vous.


Jeune Afrique met à nu la réalité financière qui explique cette rigidité tarifaire d'Eto'o. Selon la source citée par le journal, «ses relations avec l'État sont tendues et Samuel Eto'o a besoin de faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'instance». Une FECAFOOT dont le financement public est insuffisant ou irrégulier — obligeant son président à traiter chaque match amical comme une opération commerciale dont le résultat financier prime sur la préparation sportive. Quand les caisses sont vides, 70 000 euros ne suffisent pas.