L'audience relative à l'affaire Jacques Bertrand Mang s'est tenue ce jour. Le tribunal a déclaré inopportune la demande de mise en liberté sous garantie introduite par la défense. L'affaire a ensuite été renvoyée au 14 août, date retenue pour l'ouverture des débats au fond. L'audience n'a duré qu'environ deux minutes, le tribunal s'étant limité à statuer sur la demande de mise en liberté avant de fixer la prochaine échéance de la procédure.
L'audience de ce jour a été particulièrement brève. En deux minutes, le tribunal a rejeté la demande de mise en liberté sous garantie présentée par les avocats de Jacques Bertrand Mang, estimant cette requête « inopportune ». L'affaire a ensuite été renvoyée au 14 août, date à laquelle les débats au fond s'ouvriront.
La décision du tribunal constitue un revers pour la défense, qui espérait obtenir la libération provisoire de l'activiste. Jacques Bertrand Mang reste donc à la prison centrale de New Bell, où il est incarcéré depuis le 1er juillet 2026.
Jacques Bertrand Mang bénéficie du soutien d'une équipe d'avocats de renom : Me Alice Nkom, doyenne du barreau camerounais, Me Michael Khumbah Asong, candidat à la présidentielle de 2025, et Me Augustin Nguefack. L'arrestation de l'activiste avait suscité une vague de réactions dans la classe politique et la société civile.
L'Union démocratique du Cameroun (UDC) et le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC) avaient dénoncé des conditions de détention arbitraires et exigé sa libération immédiate.
Jacques Bertrand Mang est connu pour ses prises de position sur les injustices sociales et la mauvaise gouvernance. Il avait été interpellé le 30 juin 2026 à Douala après une altercation avec un chef de poste de police, qui avait détruit son téléphone. Présenté au procureur de la République, il a été écroué à la prison centrale de New Bell.
L'activiste avait déjà été victime d'une arrestation arbitraire en avril 2026, lorsqu'il avait été interné de force au pavillon psychiatrique de l'hôpital Laquintinie. Le REDHAC avait dénoncé des actes de torture subis lors de sa garde à vue.









