Actualités of Thursday, 15 January 2026
Source: www.camerounweb.com
Le lanceur d'alerte Paul Chouta donne l'exclusivité. C'est une décision que les Camerounais attendaient avec beaucoup d'intérêt : voir comment sera le dénouement de cette affaire qui a choqué tout le monde, une affaire criminelle des plus extrêmes. Martinez Zogo a perdu la vie et des arrestations ont été faites, dont celle du multimilliardaire Jean-Pierre Amougou Belinga.
Depuis que l'entrepreneur, bras opérationnel de plusieurs ministres du gouvernement, est derrière les barreaux, ses avocats ne ménagent aucun effort pour le faire libérer et qu'il retrouve sa famille, ses nombreuses femmes qui le manquent tant. Manifestement, il y a du mouvement.
Le tribunal militaire s'oppose à la libération d'Amougou Belinga, informe la source que nous venons de mentionner. Alors qu'une énième audience se tenait ce jour à la Cour d'appel du Centre où Amougou Belinga avait introduit une requête de libération dans le cadre de l'affaire Martinez Zogo, le tribunal militaire de Yaoundé « a tranché dans le vif en s'opposant fermement à sa libération ».
C'est donc par une réquisition formelle, selon nos informations, que l'accusation a rappelé une réalité implacable : « Face à la gravité extrême du crime reproché, la loi n'autorise aucune faveur. Il a été clair. Outre la gravité du crime, il a été souligné que la Cour d'appel n'a pas compétence pour se prononcer sur les accusations du tribunal militaire, mais plutôt la Chambre de contrôle d'accusation », précise Chouta.
En effet, souligne le confrère, le commissaire du gouvernement a ainsi requis l'incompétence de la section militaire de la Cour d'appel du Centre. Cela a pour conséquence le renvoi du dossier par la Cour d'appel au 19 février prochain pour les délibérations. De ce pas, Jean-Pierre Amougou Belinga a repris le chemin de sa cellule.
C'est ainsi une nouvelle désillusion pour le richissime homme d'affaires qui était pourtant convaincu que ses connaissances au ministère de la Justice et au cabinet civil de la présidence l'aideraient à retrouver sa liberté d'antan, celle qui lui permettait de faire ce qu'il veut, quand il le veut et où il le souhaite.
C'est donc « un homme aux yeux larmoyants qui a regagné la prison principale de Kondengui (Yaoundé) », nous précise-t-on.