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General News of Wednesday, 21 June 2017

Source: journalducameroun.com

Les réfugiés embarrassent l’État du Cameroun


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Lundi, le gouverneur de la région s’est rendu à Kolofata où un camp improvisé formé peu à peu accueille déjà près d’un millier de personnes.

La journée mondiale des réfugiés se célèbre ce 20 juin. A Yaoundé, une manifestation a été organisée par le ministère des Relations extérieures et le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr) . Celle-ci va donner lieu à des discours, mais aussi à des réjouissances, en guise de solidarité pour les réfugiés du Cameroun.

Pendant ce temps, à l’Extrême-nord, la réalité est moins colorée. Depuis 2013, la région accueille plus de 70 mille réfugiés nigérians ayant fui les massacres et pillages des membres de la secte Boko haram perpétrés dans leurs villages. Les frontières avec le Cameroun étant poreuses, ces populations n’ont nulle autre part où aller. Selon de récents chiffres du Hcr (décembre 2016), le seul camp de Minawao a accueilli 60.193 personnes (réfugiés et déplacés internes) depuis son ouverture en juillet 2013. Et, chaque jour, il en arrive dans le camp ou sur d’autres sites.

Pas plus tard que lundi, le gouverneur de l’Extrême-nord, Midjiyawa Bakary, s’est rendu à Kolofata. Depuis quelque temps,un camp de réfugiés nigérians s’y forme, jour après jour. Par petits groupes, des nigérians s’installent et vont bientôt atteindre le millier. Ils seraient plus de 900.

D’après nos sources, le gouverneur avait l’intention de faire raccompagner ces réfugiés à Banki, au Nigeria mais, il a dû se raviser parce que les organismes humanitaires présents sur le terrain ont exprimé des réserves. Renvoyer ces réfugiés les exposerait à de nouveaux traumatismes. Midjiyawa Bakari a quand même relevé, lors d’une interview accordée à la Crtv ce 20 juin 2017, qu’il est bon, pour le confort et la sécurité de ces populations qu’elles rentrent dans leurs villages. Les autorités nigérianes auraient été contactées pour l’accompagnement de cette opération de rapatriement. Selon le gouverneur, celles-ci n’auraient pas encore réagi.

Le gouverneur a aussi insisté sur les raisons de sécurité qui poussent le Cameroun à refouler ces populations. « Ce camp n’est pas sécurisé…On ne sait pas qui est qui. Je pense qu’il est bon que ces populations rentrent chez-elles », a déclaré Midjiyawa Bakari. Il faut y voir, en filigrane, les récents attentats survenus dans la ville, qui, selon l’armée camerounaise, seraient partis de ce camp « improvisé », d’où l’urgence de le démanteler.

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