Un certificat compte. La capacité à utiliser durablement lecture et calcul compte davantage, surtout plusieurs mois après la fin du cours.
Lors de la célébration nationale, les centres d’alphabétisation ont exposé des produits et réalisations. Ces objets rendent visibles des apprentissages souvent absents des statistiques. Ils peuvent aussi ouvrir une discussion sur ce que le programme change réellement pour les participants.
Le suivi ne devrait pas s’arrêter au nombre d’inscrits. Il faut connaître l’assiduité, la progression en lecture et calcul, la proportion qui termine, puis l’usage des compétences après trois ou six mois. Une enquête simple peut documenter une meilleure tenue des comptes, l’accès à un service public ou la création d’une activité.
Les centres eux-mêmes peuvent participer à l’évaluation, mais un regard extérieur renforce la crédibilité. Comparer les résultats par territoire, âge, sexe et situation de handicap aide à identifier les groupes qui abandonnent ou progressent moins vite.
Publier ces données ne sert pas à classer les apprenants. Cela permet d’améliorer les méthodes, de justifier les budgets et de valoriser les centres qui transforment véritablement les trajectoires.









