Actualités of Thursday, 13 August 2026
Source: www.camerounweb.com
C'est l'une des révélations de la semaine, le préfet du Wouri Mvogo Sylac a été interpellé en France. On lui a mis la main dessus à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle en possession de plus de 150 000 euros en espèces, ce qui fait près de 90 millions de francs CFA.
Mvogo Sylac est décrit comme étant l'un des bourreaux de l'opposition dans la ville de Douala. Il est entendu par les autorités françaises qui le soupçonnent pour « trafic de devises ». Selon certaines sources, le préfet, voyant que le patron du parti, Paul Biya, est désormais proche de la fin, tenterait de cacher en Europe l'argent volé au pays, tout comme plusieurs autres autorités.
Jorel Jacques Zang, activiste vivant à l'étranger, fait savoir que Mvogo n'est pas la seule personne à essayer ce coup : « Plusieurs hautes personnalités ont déjà fui de manière plus intelligente avec des dizaines de milliers d'euros du Cameroun dans leurs poches ».
En ce moment, affirme le membre de la diaspora, « beaucoup de hautes personnalités sont en train de vider les caisses et prétextent des voyages pour fuir car l'après Biya sent très mauvais ».
Aux autorités françaises, il demande de ne pas renvoyer Mvogo au Cameroun car il sera libre au pays parce que cet argent transporté n'était pas que pour lui. « Lui c'était juste le portier de plusieurs autres personnalités plus importantes qui pourront lui garantir la liberté », fait savoir l'intervenant.
Sur ce qu'il faut faire en revanche, il conseille de le mettre en prison directement « car les crimes économiques en Europe ne sont pas pris à la légère. D'autres fuient déjà car les dernières nouvelles du 'grand-père' ne sont pas rassurantes ».
Par grand-père, Zang dit Paul Biya, le dirigeant de 93 ans, le plus vieux président encore en exercice dans le monde. En Suisse depuis plus de deux mois, il serait entre la vie et la mort, ayant déjà subi plusieurs interventions chirurgicales qui ne marchent toujours pas, ce qui retarde encore et toujours son retour très attendu sur sa terre natale.
En l'état, la quasi-totalité des ministres, maires, directeurs de sociétés publiques, gouverneurs, etc. ont un vol prévu au cas où la situation dégénère. Tout ce beau monde qui a mangé dans l'assiette du RDPC pendant des années sait très bien qu'une fois que le régime ne serait plus, la vie serait difficile sous des cieux où les populations leur en veulent pour la mauvaise gestion et les scandales dans lesquels le parti au pouvoir a plongé le pays.