Infos Business of Tuesday, 27 October 2026
Source: www.camerounweb.com
Le Cameroun et le Nigeria partagent une frontière où circulent commerçants, carburant, médicaments et produits agricoles. Depuis le 26 octobre, une délégation nigériane participe à Yaoundé à cinq jours d’échanges sur la contrebande, les crimes financiers et la collecte des recettes.
La délégation vient du Nigeria Customs Service Command and Staff College de Gwagwalada. Le programme doit examiner les méthodes camerounaises de contrôle, de renseignement et de sécurisation des échanges.
Il prolonge plusieurs contacts récents : visite du poste frontalier unique de Mfum en septembre, discussions avec l’agence nigériane antidrogue en octobre et coopération régionale sur la modernisation des frontières avec Afreximbank.
La multiplication des réunions ne garantit pas une frontière plus fluide. Les transporteurs ont besoin de procédures compatibles, de documents reconnus des deux côtés et de délais prévisibles.
Les administrations, elles, cherchent à limiter les fausses déclarations, les trafics et les pertes fiscales. Une coopération efficace doit donc séparer le petit commerce légitime des réseaux organisés, au lieu d’ajouter des contrôles identiques à chaque étape.
Le résultat devrait être mesuré après la formation : temps de passage à Mfum-Ekok, recettes déclarées, saisies fondées sur le renseignement et plaintes des opérateurs.
L’échange de données pose aussi une question de protection et de responsabilité. Le Cameroun peut valoriser son expertise, mais l’intérêt public sera visible lorsque les contrôles deviendront à la fois plus ciblés et moins coûteux pour le commerce légal.