Le colis d’une valeur de plus de 600 millions de FCFA a été récemment saisi par le Service principal de la surveillance des Douanes de l’aéroport de Douala, lit-on dans L’Indépendant, parution numéro 1007 du lundi 2 mars 2026 qui détaille tout.
Une affaire qui rappelle bien d’autres saisies qui menacent la santé publique, l’ordre social et la sécurité nationale.
Il y a quelques jours, le délégué général à la Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguélé, sanctionnait le commissaire divisionnaire Oumarou, désormais ex-directeur régional de la police judiciaire (Drpj) du Littoral. Selon des informations non officielles, cette mesure ferait suite à une enquête interne relevant la disparition de scellés de drogue saisis en 2025 à Douala, d’une valeur estimée à 600 millions de FCFA.
Apparemment, les stocks censés être sécurisés à la Drpj, auraient été revendus sur le marché noir, pour une trentaine de millions Fcfa, exposant l’officier à une arrestation imminente. Bien avant cette affaire, la Douane camerounaise avait déjà frappé un grand coup à l’aéroport de Douala où son service principal de la surveillance a saisi près de 2500 kilos de drogue. À en croire le communiqué publié par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, la cargaison prohibée, d’un poids total d’environ 2 491 kg, se composait de : 1 057 kg de cocaïne en provenance d’Allemagne et de 1 434 kg de tramadol (environ 27 millions de comprimés) en provenance de l’inde et du Soudan du Sud.
Les colis avaient été transportés par une compagnie africaine et européenne, indiquait le communiqué de l’autorité camerounaise, sans citer le nom des compagnies. Toujours d’après lui, la valeur marchande estimée des substances saisies s’élevait à 50 000 000 000 de francs CFA. Pour contourner les contrôles, les propriétaires des colis litigieux, dont les identités n’avaient pas été dévoilées vont annoncer qu’il s’agissait des « fournitures médicales. Les marchandises saisies ont été immédiatement placées sous scellés et remises aux autorités compétentes pour complément d’enquête. En ce qui concerne les 1 434 kg de Tramadol, le service des Douanes travaille en étroite collaboration avec les autorités régionales pour garantir la destruction immédiate et sécurisée de ces produits prohibés », avait annoncé le ministre des Finances.
Pour arriver à ce résultat, il faut reconnaître que le Cameroun multiplie ces derniers temps, des interventions stratégiques visant à neutraliser le trafic de substances dangereuses qui menacent la santé publique, l’ordre social et la sécurité nationale. Coups de filet Seulement en 2025, la douane camerounaise a opéré des saisies importantes. En juillet 2025, par exemple, les services des douanes à l’aéroport international de Douala ont intercepté une importante cargaison de 200kg de cocaïne, d’une valeur marchande estimée à plus de 8,5 milliards de francs CFA.
Le même mois, les douaniers ont saisi à Ndokayo, dans la région de l’Est du Cameroun, un colis de 150 kilogrammes de cocaïne. Quelques semaines avant, les douaniers de la brigade mobile d’Ekok, dans la région du Sud-Ouest, du Cameroun, ont saisi une cargaison de 45 Kg de cannabis au cours d’un contrôle le 20 juin 2025. Le 25 avril 2025, les fins limiers camerounais avaient déjà mis la main sur 30 kg de cocaïne d’une valeur de 2,3 millions de Fcfa, dissimulée dans un sac d’épices à bord d’un vol Ethiopian Airlines à destination de New Delhi.
Quelques jours auparavant, le 15 avril, 70 kg de stupéfiants d’une valeur estimée à 2 milliards de Fcfa avaient été pris à l’aéroport international de Douala. Ce scandale rappelle celui impliquant Ahmadou Babanguida, haut cadre de la police camerounaise qui s’est fait happer en 2023, dans le cadre d’une enquête portant sur un trafic de drogue à l’aéroport international de Douala où il était le responsable en tant que commissaire de police dudit aéroport. Selon des sources, il aurait favorisé avec des éléments de la police, le commerce de ce stupéfiant au sein de l’espace aéroportuaire. Le pot aux roses est découvert au début du mois de décembre 2022.
12 kilogrammes de cocaïne sont interceptés aux mains des deux officiers de police. Pendant leur audition par la Direction de la Surveillance du territoire à Douala, les officiers vont passer aux aveux et laisser entendre aux enquêteurs que le commanditaire de ce trafic n’est nulle autre que le patron de la sécurité à l’aéroport international de Douala. Interrogé, le commissaire Ahmadou Babanguida va tout nier en bloc les accusations portées contre lui. Alors que l’affaire elle sera en urgence portée à la connaissance du Délégué général à la Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguele, par le commissaire de police Vincent De Paul Mevaa, chef de la cellule des enquêtes au cabinet de la DGSN et en charge de ce dossier. Ce dernier va procéder à l’audition du commissaire Ahmadou Babanguida, et des autres officiers impliqués dans cette affaire et arrêté en flagrant délit de possession de drogue. Selon nos sources, « un autre commissaire de police en service à Douala (son identité ne nous a pas encore été révélée) a été auditionné dans la semaine du 20 décembre 2022 ».









