Ils sont au nombre de dix selon Jean Ediegnie qui fait le classement. C’est le top des petits métiers que beaucoup de personnes ignorent, mais qui font tourner l’économie nationale. Allons à leur découverte.
En matière d’économie ou d’emploi, on parle souvent des grandes entreprises, des grands diplômes, des grands bureaux climatisés, mais en réalité, le Cameroun tient debout grâce à des métiers qu’on ne célèbre jamais. Des métiers sans statut, mais sans lesquels tout pourrait s’arrêter. Aujourd'hui, listons les, ceux qu’on ne voit pas, mais qui portent le pays.
Le call boxeur. Avec un simple téléphone, il connecte des vies, dépanne dans l’urgence. Sans lui, certains quartiers seraient coupés du monde.
La bayam-sellam. Elle se lève avant tout le monde à la recherche des vivres. Elle négocie, transporte, revend. Elle nourrit des familles entières et stabilise les prix des vivres frais dans nos marchés au quotidien. C’est elle, la vraie chaîne d’approvisionnement.
Le chargeur (agence/marché). On le voit courir, crier, charger. Il organise le transport informel et fluidifie les départs. Sans lui, le désordre s’installe immédiatement dans nos agences de voyages.
Le conducteur de moto (bensikineur). Rapide, toujours disponible et indispensable. Il atteint les zones inaccessibles et nous fait gagner du temps, sauve parfois des vies.
Le pousseur des marchés. Il transporte des charges impossibles. Il est la logistique invisible du commerce et remplace les véhicules là où ils ne peuvent pas circuler. Force, endurance, dignité à vous.
La vendeuse de nourriture de rue. Beignets, haricots, riz, poisson braisé… Elle nourrit la ville à moindre coût et soutient des milliers de travailleurs. C’est la cantine nationale.
Le gardien de nuit. Pendant que la ville dort, il veille, protège et dissuade. Un métier méprisé, mais essentiel.
La vendeuse de piment du coin. Pas besoin de comptoir. Mais reconnaissable à son style vestimentaire, une solution rapide pour les célibataires mais pas que. Elle aide à réguler le nombre de viols dans nos quartiers et familles.
Le vendeur ambulant. Dans les embouteillages, sous le soleil, sous la pluie. Il apporte tout à vous et crée de l’économie là où il n’y a rien. C’est le commerce en mouvement.
Le débrouillard (le vrai héros national). Il n’a pas de titre. Mais il s’adapte, il crée, il doit se battre au quotidien pour sa survie. C’est lui qui fait fonctionner l’économie camerounaise en accomplissant toutes ces petites tâches pénibles que personne ne veut faire chaque jour.
Ces travailleurs que nous venons de citer ne passent pas à la télévision. Ils ne reçoivent pas de médailles d’honneur du travail. Mais sans eux, les villes s’arrêtent, les marchés se vident, la vie ralentit.









