Depuis Genève, une analyse abondamment relayée sur les réseaux sociaux – à ne pas prendre pour argent comptant – révèle que les récents mouvements au sein des forces armées consisteraient à « baliser le terrain » dans la perspective d'une alternance au sommet de l'État. Max Mpandjo estime que l'angle de cette analyse se fonde sur l'admission en deuxième section du Général de division, Hector Marie Tchemo, adjoint au chef d'état-major des forces armées, le Général de corps d'armée, René Claude Meka, et la promotion de Raymond Beko'o Abondo, Commandant de la garde présidentielle, au grade de Général de brigade.
Aux yeux du journaliste, il s'agit des actes qui, selon cette approche, achèvent de convaincre sur la volonté du chef de l'État de neutraliser les réseaux d'influence. Toujours est-il que le Général de division admis en deuxième section, continue l'homme de média dans son article inséré dans les colonnes de l'Indépendant, était perçu à tort ou à raison comme un élément clé d'un vaste réseau en quête du pouvoir, sociologiquement proche du conseiller stratégique d'un proche collaborateur du chef des forces armées.
L'analyse, lit-on dans la parution n°1051 de ce même papier, invoque en outre le dilatoire observé autour de la nomination d'un vice-président. Paul Biya, en dépit de l'agitation de quelques proches collaborateurs autour de ce poste, aurait suspendu ce processus en raison du blanc-seing qui donnait au vice-président, la prérogative de constater la vacance du pouvoir et d'en assurer l'intérim.
Une disposition perçue comme une « tentative de coup d'État institutionnel » selon des politologues.
« D'autres mouvements, poursuit l'analyse, sont annoncés dans la haute administration y compris au sein du parti au pouvoir. Par ces actes, le chef de l'État engagerait la neutralisation des réseaux d'influence afin de baliser le terrain au futur vice-président pour une transition politique », lit-on.
Enfin, l'analyse révèle également que le président Biya n'aurait jamais évoqué la succession par son fils auprès des représentations diplomatiques au Cameroun, contrairement à certains chefs d'État qui prépareraient l'acceptation de leurs fils. Et de conclure : « C'est là que pourrait venir la grande surprise de l'homme-lion, qui préparerait le terrain pour un candidat peu connu du grand public ».









