Actualités of Wednesday, 28 October 2026
Source: www.camerounweb.com
Yaoundé doit accueillir le siège de l'Assemblée des régulateurs des télécommunications de l'Afrique centrale. La décision offre au Cameroun une position centrale, mais elle ne prendra de valeur que si elle accélère l'itinérance, la qualité de service et la protection des usagers dans la sous-région.
Les régulateurs du Cameroun, de la République centrafricaine, du Congo, de la RDC, du Gabon, du Tchad et de Sao Tomé-et-Principe se sont réunis les 20 et 21 octobre à Libreville. Ils ont adopté des statuts révisés et plusieurs textes destinés à moderniser l'ARTAC. La fixation du siège au Cameroun reste liée au respect des dispositions statutaires et du cahier des charges, selon les communications officielles camerounaise et gabonaise.
Un siège permanent peut professionnaliser le secrétariat, conserver les données et suivre les décisions entre deux conférences. L'Afrique centrale a besoin de coordination sur les fréquences, l'itinérance, la cybersécurité, l'interconnexion et les services transfrontaliers. Mais une organisation régionale ne doit pas devenir une couche supplémentaire de réunions. Elle doit publier des objectifs, des calendriers et des comparaisons entre marchés.
Pour l'ART camerounaise, cette implantation crée une responsabilité particulière. Les usagers continueront de juger le secteur à travers les appels coupés, la couverture, les prix et le traitement des plaintes. Le leadership régional sera crédible si le Cameroun accepte des indicateurs transparents et favorise des décisions applicables à tous les opérateurs. L'adresse du siège compte moins que les améliorations visibles sur les téléphones et dans les entreprises.