Actualités of Tuesday, 27 October 2026

Source: www.camerounweb.com

« Le problème, c’est l’exécution » : les griefs du patronat et le nouveau dispositif proposé au Premier ministre, d’après Jeune Afrique

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Fidèle à son tempérament offensif, Célestin Tawamba a, selon Jeune Afrique, mis d’emblée le Premier ministre dans le bain lors de l’ouverture du Cameroon Business Forum, à Douala. « Le problème n’est ni de se réunir ni de poser le diagnostic, connu de tous. Le problème, c’est l’exécution », a-t-il tancé, d’après le magazine.

Une liste de griefs. Jeune Afrique rapporte que, impassible et entouré d’une dizaine de ministres, Joseph Dion Ngute a écouté le président du Gecam énumérer les obstacles qui plombent la compétitivité des entreprises locales : un état préoccupant des routes, une disponibilité « hasardeuse » de l’énergie électrique qui accroît les charges, une « fiscalité confiscatoire », une justice peu rassurante et un accès au foncier qui n’apporte pas de garanties, entre autres. Ce sont les griefs du patronat, que le magazine rapporte sans les trancher.

Un CBF transformé en instance d’arbitrage. Selon Jeune Afrique, l’atelier consacré à la revue du cadre de concertation n’a débouché sur aucune décision, mais un consensus s’est dégagé sur la nécessité de le réformer. Le magazine indique que l’organisation patronale a proposé un nouveau dispositif : le CBF deviendrait une instance d’arbitrage sur les changements institutionnels, présidée par le Premier ministre et consacrée aux réformes à engager, qui siégerait deux fois par an pour évaluer les avancées.

Un rôle pour les REC. D’après Jeune Afrique, les Rencontres économiques du Cameroun demeureraient la plateforme où les chefs d’entreprise et les ministères sectoriels débattraient de leurs problématiques pour dégager des réponses concrètes. Les recommandations seraient ensuite prises en charge par un secrétariat technique placé sous l’autorité du CBF, pour suivre la mise en œuvre des chantiers arrêtés conjointement.

La réponse du Premier ministre. Le magazine précise que ni le Premier ministre ni ses collaborateurs n’ont pris d’engagement à l’issue des discussions. Répondant à Célestin Tawamba lors de la clôture, Joseph Dion Ngute s’est déclaré disposé à examiner deux des trois propositions formulées à l’ouverture : que, pour le budget 2027, les dépenses d’investissement progressent au même rythme que les dépenses de fonctionnement, et qu’un calendrier d’apurement de la dette de l’État soit connu.

Prochaine échéance. Jeune Afrique note qu’en février prochain, Célestin Tawamba pourra de nouveau interpeller publiquement le Premier ministre lors de la deuxième édition des REC. Selon le magazine, le ton de son discours donnera la mesure des progrès accomplis.