Actualités of Monday, 5 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Le premier acteur concerné par cette crise, c'est Paul Biya

Invité de l'émission Dash Talk sur Dash Media, Nyamsi Mpoundi a livré une analyse sans concession de la crise anglophone. Selon lui, le premier acteur concerné est Paul Biya lui-même, qui, en tant qu'ancien chargé de mission à la Présidence en 1961, maîtrise mieux que quiconque l'histoire de cette crise. Il appelle le chef de l'État à descendre sur le terrain, estimant que le dossier dépasse le Premier ministre Joseph Dion Ngute.

C'est une analyse qui déplace le débat. Invité de l'émission Dash Talk sur Dash Media, Nyamsi Mpoundi a abordé la crise anglophone sous un angle inattendu, désignant Paul Biya comme le premier acteur concerné.


« Le premier acteur concerné par cette crise dans le NOSO, c'est le président Paul Biya », affirme-t-il d'emblée. « Je pense qu'il est le seul en vie qui reste encore de ces élans de voix lorsque les premiers bruits de bottes de la séparation avaient commencé. »

Nyamsi Mpoundi rappelle le rôle historique de Paul Biya dans la gestion de la question anglophone. « Le président Paul Biya, qui était chargé de mission en 1961 à la Présidence de la République et qui a mené ce débat, est la seule personne qui maîtrise très bien cette histoire. »

Pour lui, cette connaissance unique fait de Paul Biya l'acteur central de toute solution. « Donc, le premier acteur, c'est le président Paul Biya, et il faut qu'il descende sur le terrain. Cette affaire dépasse Joseph Dion Ngute. Cette affaire dépasse le Premier ministre. »

« Il faut que les véritables revendicateurs sortent de prison »

Le deuxième point de son analyse concerne les acteurs de la crise. Pour Nyamsi Mpoundi, les véritables revendicateurs doivent être entendus. « Il faut que celui qui est en prison, que vous êtes allés attraper quelque part et vous avez ramené ici, sorte de prison et nous dise réellement ce qu'il revendique comme feuille de route, parce que c'est lui qui sait ce qu'il revendique. »

Il distingue toutefois les revendications légitimes du gangstérisme qui s'y est greffé. « Les autres ont profité des revendications pour faire du gangstérisme. »


Cette sortie de Nyamsi Mpoundi intervient dans un contexte où la crise anglophone continue de faire des victimes et où les initiatives de paix se multiplient sans résultat tangible. En désignant Paul Biya comme le premier responsable de la solution, il renvoie le chef de l'État à ses responsabilités historiques et politiques.

Une manière de dire que, sans une implication personnelle et directe du président de la République, aucune solution durable ne pourra être trouvée. Une analyse qui rejoint celles de nombreux observateurs, qui estiment que la crise anglophone est devenue une question trop grave pour être laissée aux seuls ministres et préfets.