Actualités of Wednesday, 21 October 2026
Source: www.camerounweb.com
Au-delà des querelles de protocole, Jeune Afrique identifie un point de crispation plus profond dans le départ de Nourane Foster : la question communautaire.
Selon le magazine, la députée dénonce dans sa lettre de démission le silence de la direction du PCRN face aux attaques internes visant sa communauté, les ressortissants de l’Ouest. Jeune Afrique cite sa phrase : « Je refuse que l’appartenance communautaire devienne un critère de légitimité politique. »
Le magazine rapporte que, depuis que Cabral Libii a présenté son programme de société, le « libéralisme communautaire », une aile du parti a pris l’expression au pied de la lettre. Elle milite pour que chaque citoyen ne puisse être candidat aux législatives que dans sa circonscription d’origine, alors que la loi autorise aujourd’hui quiconque à se présenter où il le souhaite. Originaire de l’Ouest Bamoun et élue dans le Littoral, Nourane Foster a, selon Jeune Afrique, particulièrement fait les frais de cette campagne, popularisée sous le slogan « le littoral aux Littoraliens ». Le magazine précise que cette situation ambiguë a embarrassé le parti, qui n’a jamais jugé nécessaire de trancher.
Jeune Afrique relève aussi la réponse du PCRN après le départ de 65 militants de Douala 5e vers le PSG, quelques jours après la démission. Dans un communiqué « au vitriol », le parti dit avoir été informé d’intimidations visant certains de ses militants originaires de « l’Ouest bamiléké », ainsi que leurs parents. Il leur serait reproché, « en tant que Bamiléké, de soutenir un Bassa », l’ethnie de Cabral Libii, et de dénoncer les « errements politiques de Maurice Kamto ». Le magazine précise que ces accusations « ne sont étayées d’aucun élément de preuve ». Le PCRN y voit « une dérive inadmissible » et en appelle à la Commission des droits de l’homme du Cameroun.
De son côté, Nourane Foster assure à Jeune Afrique être partie « sans haine ni volonté de revanche ».