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Opinions of Monday, 6 November 2017

Journaliste: rémy Ngono

Le jour où le Cameroun est tombé entre les mains du diable


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6 novembre 1982, le jour où Paul BIYA prête serment de poursuivre l'œuvre d’AHIDJO pour le développement du Cameroun et jure ne jamais placer le pays sous la coupole du FMI. 35 ans après, le Cameroun classé à cette époque Pays à Revenus Intermédiaires au même rang que le Brésil, est aujourd'hui dans le trou et est placé sous ajustement du FMI pour la deuxième fois consécutive, avec une dette d'environ 6000 milliards de FCFA.

Lors d'une conférence de presse organisée à Paris le 5 août 1984, Ahmadou AHIDJO a expliqué comment il a mise? sur une femmelette comme son successeur: ? j'ai pris Paul BIYA à la fin de ses études auprès de moi, dans l'équipe de mon cabinet. Je n'ignore pas que ses camarades du séminaire l'appelaient " MADEMOISELLE BIYA", ni que les ministres se plaignaient du fait qu'il ne tranchait jamais un problème. Comme il n'était pas du Nord comme moi, qu'il était chrétien alors que je suis musulman, qu'il était d'une petite ethnie du Centre-Sud, il m'a semblé qu'il pouvait plus facilement que d'autres, être un trait d'union dans le pays, que l'on ne m'accuserait pas de confisquer le pouvoir aux mains des hommes du Nord et de ma religion ?. Constat, le Cameroun est plongé dans le tribalisme et la guerre contre les anglophones.

Le régime BIYA fait croire que l'ancien Président voulait continuer à diriger le Cameroun en gardant la main sur le parti. AHIDJO avait répondu :? usant de mes prérogatives de président du parti UNC, j'ai nommé monsieur BIYA membre du comité central, dans le même temps, je lui ai donné tout pouvoir pour diriger le parti pendant mes empêchements. Tout celà, le jour même de ma démission et avant celle-ci. J'aurais pu, si je l'aurais voulu, procéder à un remaniement ou à la constitution d'un nouveau gouvernement avec un nouveau Premier ministre, et ne démissionner qu'après. Monsieur BIYA serait rentré dans l'anonymat d'où je l'ai sorti pour le conduire à la tête de l' État, lui qui était inconnu des Camerounais, y compris ceux de son village; lui qui n'avait jamais reçu aucun mandat du peuple, pas même celui de conseiller municipal. Le Cameroun aurait continué son chemin. Si je ne l'avais pas installé en vertu des dispositions constitutionnelles que j'avais fait adopter moi-même, il n'aurait jamais eu la moindre chance de devenir Président(...) Je reconnais humblement m'être trompé sur la personne que j'avais estimée, protégée, comblée et portée tout seul à la tête de l' État ?.

Non seulement BIYA a enlevé le nom d’AHIDJO dans les manuels scolaires et les bâtiments publics, mais il a commencé une purge dans l'armée contre les ressortissants du Nord, province d'origine de son prédécesseur et parrain. À la suite de la tentative du coup d’État du 6 avril 1984, BIYA a fait exécuter 30 officiers et sous-officiers tous originaires du Nord, au mois de mai sans être jugés. Ils sont enterrés dans des fosses communes à Mbalmayo. 7 sont exécutés à Mfou le 15 mai 1984. 33 sont condamnés à mort et exécutés à Yaounde? entre 1984 et 1989. D'autres sont portés disparus jusqu'à ce jour.

Sans le moindre indice ou preuve, le régime BIYA présente AHIDJO qui se trouve sur un lit de soins en France comme le DESTABILISATEUR du Cameroun (trouvaille que le régime applique même aux journalistes et personnalités civiles). AHIDJO est condamné à mort par contumace.

Et même après la mort d’AHIDJO en exil à Dakar, le Président DIOUF avait appelle? Paul BIYA pour faire rentrer la dépouille au Cameroun. Paul BIYA avait prétendu réfléchir, mais n’avait plus décroche? pendant deux jours jusqu'à l'enterrement a? Dakar, sans un seul représentant du gouvernement camerounais. Et depuis des années, malgré le ballet diplomatique d'anciens et nouveaux chefs d’États, Paul BIYA refuse d'accorder le rapatriement de la dépouille de celui qui a lutté pour lui offrir le trône sur un plateau d'argent. Comme le disait Ahmadou AHIDJO : ? je sais qu'il y a eu des parricides dans l'histoire; ce sont les Grecs qui ont tué Socrate. Comment Paul BIYA s'y prendra-t-il pour faire croire aux générations qui viennent qu'il est sorti le 6 novembre 1982 Président de la République? ?.
AHIDJO, respecté par tous les grands Présidents du monde, dont Ronald REAGAN, KENNEDY, DE GAULLE, etc.

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