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Actualités of Monday, 15 November 2021

Source: www.camerounweb.com

Le FDC renvoie la ministre Célestine Ketcha à ses leçons d’Administration générale

Célestine Ketcha Courtès Célestine Ketcha Courtès


• La polémique est née de la lettre envoyé par la Ministre au préfet du Nde

• Elle reprochait à l’autorité administrative la non prise de disposition sécuritaire pour la marche des 39 ans à la magistrature suprême de Paul Biya

• Le Front des Démocrates Camerounais vient de faire une réaction pour corriger les errements de la ministre


Dans un courrier adressé au préfet du Nde le 8 novembre 2021 dernier, Celestine Ketcha Courtes reproche à Ernest Ewango Budu de n'avoir pris aucune disposition sécuritaire pour la marche des 39 ans à la magistrature suprême de Paul Biya.
Entre les lignes de la lettre Célestine Ketcha Courtès reproche à l’autorité administrative de n’avoir pas pris des dispositions sécuritaires adéquates pendant la célébration de l’anniversaire de l’accession d’un « Grand Messie pour le Cameroun » à la Magistrature suprême le 6 novembre. « Nous somme dans le regret de constater avec amertume qu’aucune disposition sécuritaire n’a été prise, notamment en ce qui concerne la « Marche de soutien » pour notre champion… », pouvait-on lire.

Mais cette ingérence est inacceptable pour le Front des Démocrates Camerounais (FDC) qui vient de sortir une réaction pimentée pour renvoyer le ministre à ses cours de droit administratif


Réaction




Le Front des Démocrates Camerounais (FDC) a appris avec étonnement la lettre du Madame Célestine Ketcha Courtes Ministre de l'habitat et développement urbain et par ailleurs Présidente de session Rdpc Nde-Nord adressée au Préfet du Nde lui demandant d'apporter les clarifications dans les meilleurs délais sur l'absence des mesures de sécurité lors de la célébration du 39 anniversaire à l'accession du président Paul Biya à la magistrature suprême.
Cette demande d'explication injustifiée au Préfet soulève plusieurs interrogations au niveau du FDC soucieux du respect des institutions, des lois et des autorités qui les incarnent.
Sommes-nous réellement encore en démocratie? Quelles sont les attributions d'une autorité administrative ? Le Rdpc est-il un parti-Etat ? Sommes-nous dans un Etat de droit ?
Pour la bonne gouverne de tous, il nous paraît judicieux de rappeler que conformément au décret n°78/485 du 09 novembre 1978 fixant les attributions des chefs de circonscriptions administratives, il n'est nul écrit qu'une autorité administrative doit être le président de la commission sécurité d'un parti politique. Dans ce décret, il ressort qu'une autorité administrative est un haut fonctionnaire nommé par décret du président de la République. Il est dépositaire de l'autorité de l'Etat et représente à la fois le gouvernement et chacun des ministres. Ainsi dans le cadre de l'exercice de ses fonctions et notamment dans un contexte de multipartisme, l'autorité administrative se doit d'observer une stricte neutralité et briller par un comportement non partisan dans un contexte de multipartisme.

D'où vient-il qu'une autorité administrative soit contrainte d'assister au meeting d'un parti politique? Et pire encore qu'il devienne le chef de la commission sécurité d'un parti politique fut-il du parti au pouvoir ?
Si nous sommes dans un Etat de droit et en démocratie, Madame le Ministre Célestine Ketcha Courtes doit être limoger. Ne pas la décharger de la fonction ministérielle serait un aveux que les autorités administratives sont obligatoirement d'où des militants du rdpc et que le rdpc est un parti État tout comme l'UNC à l'époque du président Ayidjo d'où l'interdiction systématiquement des manifestations de l'opposition .

Le président national
Conseiller municipal
Denis Émilien Atangana

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