Le sous-préfet de Lagdo, Oumarou Haman Wabi, est accusé d’empêcher la tenue d’un conseil d’administration extraordinaire de la commune de Lagdo. Dans une lettre que nous avons obtenue, ses agissements sont exposés. Vous pouvez découvrir le contenu de la note.
Monsieur le préfet, nous, conseillers à la commune de Lagdo, adressons à vous aujourd’hui avec une inquiétude et une insistance particulières concernant la demande d’organisation d’une session extraordinaire du conseil municipal de la commune de Lagdo, formulée conformément à l’article L. 2121-10 du code général des collectivités territoriales.
Notre précédente requête, écrite le 5 août 2025 dernier et transmise à vos services sous décharge est restée à ce jour sans réponse ni suite de votre part, ce que nous constatons avec un profond regret et une certaine incompréhension.
Cette session extraordinaire est d'une importance nécessaire pour des questions urgentes et substantielles touchant à la vie de notre commune. Le blocage de sa tenue prive la collectivité d’un débat démocratique essentiel et paralyse la prise de décisions importantes pour l’intérêt général de notre localité.
Nous tenons à vous rappeler solennellement que, dans le cadre de vos responsabilités de représentant de l’État et de garant du bon fonctionnement des institutions locales, votre indifférence ou inertie face à une demande légale des élus municipaux fait de vous un complice et est très préoccupante.
Nous attirons votre attention sur le fait que l’impossibilité persistante de réunir légalement le conseil pour débattre de questions urgentes risque de générer une frustration profonde, tant parmi les conseillers municipaux que dans la population. Cette situation pourrait conduire à des tensions, voire à des mouvements de protestation dont la responsabilité première, en raison de votre refus implicite de donner suite à une procédure légale, serait directement imputable à vous et à votre défaut d’action. Nous vous signalons également que l'adoption difficile du compte Maire et de gestion du receveur qui s'est passée avec la plus grande difficulté est un signe à ne pas gérer avec légèreté.
Nous ne souhaitons évidemment pas en arriver à de telles extrémités, et c’est dans un esprit de respect des institutions et de recherche de l’intérêt public que nous vous demandons une nouvelle fois, et avec la plus grande fermeté de bien vouloir donner une suite favorable dans un temps raisonnable à notre demande d’organisation d’une session extraordinaire ; nous notifier par écrit, dans un délai raisonnable, votre position et, le cas échéant, la date de convocation que vous autorisez.
Nous vous rappelons que tous les griefs mentionnés dans notre précédente requête qu'aucun d'entre eux n'a reçu une solution. Force est de constater que le maire s'en fout de nous et continue à gérer la commune par procuration.









