En mars 2010, soucieuse du nombre croissant des accidents enregistrés dans le monde au fil des années, l'Assemblée générale des Nations Unies a lancé la première Décennie d'actions pour la sécurité routière (2011-2020), avec pour objectif de réduire de moitié le nombre de morts et de blessés sur les routes.
Cette résolution invitant les états membres à mener des activités en faveur de la sécurité routière, à travers cinq piliers à savoir : gestion de la sécurité routière, sécurité des routes et mobilité, sécurité des véhicules, sécurité des usagers de la route et soins après accidents.
Fort de cette résolution et conscient du déficit national en matière de sécurité routière, notamment en ce qui concerne la conception, l'élaboration et l'exécution des plans d'actions et programmes plurisectoriels complets assortis d'objectifs mesurables à atteindre dans un délai spécifique, le Cameroun a décidé d'arrimer ces activités à celles de la Décennie d'actions (2011-2020).
C'est ainsi qu'au vu des premiers résultats obtenus entre 2008 et 2014, il a été enregistré une baisse de18 % du nombre d'accidents, de 22 % du nombre de blessés et de 31 % du nombre de morts sur les routes, selon un rapport de la Banque mondiale datant de 2015.
Cette vision stratégique pionnière pour un pays africain, couplée à une telle régression en matière d'accident, a valu au Cameroun d'être choisi parmi les pays devant bénéficier du programme « Road Safety Performance Review », dont le rapport assorti des recommandations à mettre en œuvre, a été remis au gouvernement par l'envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies, pour la sécurité routière, le 22 août 2018.









