Les acteurs de la santé animale ont validé, à l’issue d’un atelier tenu du 29 septembre au 1er octobre à Mbankomo, un plan national d’éradication de la peste des petits ruminants. L’objectif international est fixé à 2030.
La maladie virale touche principalement les chèvres et les moutons. Présente au Cameroun depuis 1976, elle affecte la sécurité alimentaire, les revenus des ménages pastoraux et les échanges transfrontaliers.
Le plan s’inscrit dans un programme panafricain associant le MINEPIA, l’Union africaine, l’Union européenne, la FAO, l’Organisation mondiale de la santé animale et les organisations professionnelles.
La stratégie devra dépasser les campagnes ponctuelles. La vaccination exige une chaîne du froid, des agents formés, une identification des troupeaux et un partage rapide des alertes avec les pays voisins et les communautés nomades.
Les éleveurs ont besoin d’un calendrier public, de points de vaccination accessibles et d’un mécanisme de signalement. L’éradication se gagne moins dans les salles de conférence que dans la couverture réelle de chaque zone à risque.









