Malgré tous les appels lancés dans le pays, l’autorité en charge de la question ne semble pas encore prête à relever le défi. Les femmes meurent pratiquement chaque jour, mais le ministère, censé les protéger par des décisions extrêmement solides, choisit plutôt des voies moins dissuasives.
Dans une nouvelle publication à ce sujet, le lanceur d’alerte ne manque pas de tirer sur Marie-Thérèse Abena Ondoa.
Afin de lutter contre les féminicides dans le pays, dit de façon ironique la source susmentionnée, madame la ministre de la Promotion de la femme et de la Famille a imposé au personnel de son ministère de porter tous les vendredis un tee-shirt.
Sur l’habit, il est inscrit en anglais : « Stop femicides and infanticides ». Il ne reste plus, continuer d’ironiser Manto, « à espérer que ce tee-shirt effraie les tueurs de femmes et d’enfants ».
Féminicide : la ministre Abena Ondoa fait une proposition
Il y a actuellement une recrudescence des cas de féminicides au Cameroun. La situation est devenue alarmante et tous les regards sont tournés vers la femme qui détient de portefeuille ministériel pouvant permettre de combattre ce fléau.
Marie-Thérèse Abena Ondoa ne pouvait pas rester silencieuse pendant si longtemps. La ministre a alors pris la parole et lancé un appel à l’ensemble de la population. Elle propose enfin quelque chose.
Dans la vidéo que vous pouvez voir, l’autorité interpelle tous les acteurs sur ce phénomène qui détruit des vies et des familles.
La violence domestique dans les quartiers du pays est devenue une urgence nationale. L’indignation populaire a déjà atteint son paroxysme à la suite de certaines décisions de justice considérées comme tronquées et donc scandaleuses.
Par exemple, le verdict du tribunal de grande instance du Wouri à Douala, condamnant l’époux de l’enseignante Diane Yangwo, qui est morte sous les coups en 2023, à une simple peine de prison avec sursis, a été perçu comme un permis de tuer ou une sorte d’encouragement à ces hommes violents.
Tout le monde est unanime sur le fait que face au drame, quelque chose doit être faite. Le ministère de la Promotion de la femme et de la Famille a lancé la campagne de sensibilisation dénommée « Stop aux féminicides », mais cela ne suffit pas.
Des actions beaucoup plus fortes doivent être entreprises pour véritablement dissuader les auteurs de ces actes.









