Actualités of Thursday, 10 September 2026

Source: www.camerounweb.com

La honte du siècle au Cameroun: La veuve retrouvée dans un « meublé »

Lucrèce B., 38 ans, avait assuré à sa belle-famille qu'elle séjournait chez ses parents à New Bell pour faire son deuil. Mais c'est dans un logement meublé de Makèpè, en compagnie d'un autre homme, qu'un neveu du défunt l'a découverte par hasard. Une scène qui a mis le feu aux poudres au sein de la famille éplorée.

C'est une découverte qui a fait l'effet d'une bombe. Benoît Lucien B., technicien supérieur de travaux publics, est décédé il y a deux semaines des suites d'un malaise à l'âge de 49 ans. Après l'inhumation et les rites de veuvage organisés dans un village du Centre, son épouse Lucrèce, 38 ans, avait expliqué à sa belle-famille qu'elle ne pouvait pas regagner le domicile conjugal de Bonabéri, la douleur étant encore trop vive. Elle avait dit s'installer chez ses parents à New Bell, à Douala II.

Mais jeudi dernier, le hasard a révélé une tout autre réalité. Innocent, un neveu du défunt, technicien en froid et climatisation, était appelé pour dépanner la climatisation d'un bâtiment à Makèpè, dans l'arrondissement de Douala V. Sur place, le promoteur des lieux demanda à un couple de libérer momentanément la chambre où il devait travailler. C'est alors qu'Innocent vit sortir la veuve de son oncle, en compagnie d'un homme. Selon le récit de Cameroon Tribune, elle ne manifesta aucune émotion à sa vue.

Le jeune homme, qui a gardé son calme, a alerté la famille. Le lendemain, son oncle Richard se rendit à New Bell pour une visite impromptue : Lucrèce était absente. Elle le serait encore lors d'une visite groupée le lundi suivant. Joint au téléphone, l'échange tourna court. À son beau-frère qui lui demandait des comptes, la veuve aurait répliqué : « Dès que l'homme meurt, le divorce est signé. Je n'ai pas de comptes à vous rendre ! »

La belle-famille a envisagé d'aller perturber le « foyer » provisoire de la veuve à Makèpè, mais a renoncé face à la présence de la police, appelée par le promoteur des lieux. L'affaire, qui défraie la chronique à Douala, illustre les tensions qui peuvent surgir autour du veuvage et des obligations familiales.










La croyant encore éplorée chez les siens, la belle-famille de Lucrèce B. n'a pas supporté de la découvrir lundi en compagnie d'un autre, deux semaines après l'enterrement de son époux.

Alliance NYOBIA

La police a été appelée en intervention lundi par un promoteur de logements meublés à Makèpè, dans l'arrondissement de Douala V. Raison : un couple de passage risquait gros. Un couple, mais notamment la femme, Lucrèce B., 38 ans, veuve de fraîche date.

Selon les informations obtenues par CT, la concernée a dit adieu à son défunt époux, Benoît Lucien B., technicien supérieur de travaux publics, il y a deux semaines. C'est un malaise qui arrache l'homme de 49 ans à l'affection des siens. Deux jours après l'inhumation et les rites de veuvage organisés dans un village du Centre, Lucrèce revient à Douala, où elle a un emploi. Pas pour regagner le domicile conjugal sis à Bonabéri « Centre équestre » (arrondissement de Douala IV). Elle expliquera que la douleur de la séparation est encore trop vive pour qu'elle réintègre un lieu dont le moindre recoin pourrait lui rappeler Benoît Lucien... Elle ira donc chez ses parents à New Bell, lieudit « Mbam-Ewondo » (Douala II). C'est du moins l'info que sa belle-famille reçoit.
Jeudi dernier, Innocent, un neveu du défunt formé en froid et climatisation, est appelé pour dépanner la clim dans un bâtiment à Makèpè. Plus précisément, un « meublé ». Le technicien est sur place, le promoteur prie le couple de libérer momentanément la chambre où il doit travailler. Le destin y va alors d'une de ces facéties dont il a seul le secret. Innocent voit sortir, aux côtés d'un homme, la veuve de son oncle. Lucrèce le reconnaît-elle ou ne fait juste pas attention ? On l'ignore. Toujours est-il qu'elle ne manifeste aucune émotion. Le jeune homme, lui, dira avoir été surpris. Parvenant toutefois à garder son calme.
Le travail nécessite qu'il aille acheter un nouvel appareil. Avant de repartir pour le site, Innocent appelle un oncle et dit tout. Tonton Richard peine à le croire. Le lendemain vendredi, il se déplace pour New Bell, feignant une visite impromptue à la veuve. « Elle n'est pas là, mais elle revient bientôt », s'entend-il dire. Il attendra en vain.

Entre-temps, Innocent, reparti terminer le travail, a la confirmation qu'il n'avait pas rêvé. Tata Lucrèce est bien en séjour dans le « meublé ». Richard informe d'autres parents, l'indignation submerge les cœurs. Lundi, autre visite, groupée cette fois, à Mbam-Ewondo. Lucrèce n'est toujours pas là. Sa mère finit par demander : « Il y a même quoi ? ». Personne ne lui répond. Un des « beaux » appelle la veuve. L'échange tourne court. Après un « Tu es où ? » inquisiteur, et un « C'est qui ? » cinglant, le parent du défunt enchaîne : « Donc c'est vrai ? À peine ton mari enterré tu vis avec quelqu'un dans un meublé ? ». La veuve réplique : « Dès que l'homme meurt, le divorce est signé. Je n'ai pas de comptes à vous rendre ! ».

La famille du disparu a tenté d'aller perturber le « foyer » provisoire de sa veuve. Mais en raison de la police, elle a fait le deuil de ce projet.