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Actualités of Thursday, 28 October 2021

Source: Le Quotidien

La diplomatie de tempérance du Cameroun fait bouger les lignes

L’adoption des résolutions a été perçue par tous comme le début d’une nouvelle ère L’adoption des résolutions a été perçue par tous comme le début d’une nouvelle ère

Plus rien ne sera comme avant à l’OIPC. Les délégués des États membres de cette organisation ont de l’avis de plusieurs observateurs, mouillé le maillot de peur de mal faire. Les hésitations qui précédent généralement ce type de réunion, tout cela est tombé. Les délégués repartent avec beaucoup plus d’assurance. Ils sont convaincus que le Cap est fixé et que le bateau a pris le bon chemin.

L’exigence de la signature du Secrétaire Général et de son adjoint dans la gestion des dépenses de plus de 5000 mille francs Suisse c’est-à-dire trois millions de FCFA est désormais un acquis tel que cela a été arrêté par l’Assemblée générale de 2020.Le Cameroun aux commandes du Secrétariat Permanent jusqu’en 2026, considère la double signature comme un principe de comptabilité moderne. La preuve de la transparence financière. Par la voix du Ministre de l’Administration Territoriale, Paul ATANGA NJI, chef de la délégation camerounaise ainsi que celle de l’Ambassadeur, Représentant permanent auprès de l’Office des Nations-Unies à Genève, Son Excellence Salomon EHETH, le Cameroun a diplomatiquement utilisé la vertu de tempérance pour faire taire les passions. Faire avancer plutôt le processus de revalorisation de l’institution. Un processus amorcé aux lendemains de l’élection de Mme Mariatou YAP. Le projet de budget soumis à l’examen quant à lui va se poursuivre parce que justement, le Conseil Exécutif a proposé la diminution de l’enveloppe consacrée à l’assistance technique au profit de l’augmentation de la part dédiée au volet formation. Pour l’OIPC, la formation est une donnée essentielle. Enfin,sur les arriérés de cotisations statutaires des États membres ,on avance vers la possibilité d’accorder un sursis aux débiteurs compte tenu d’un contexte économique lié à la Covid-19. Compte-tenu aussi des efforts fournis par les uns et les autres. Le cas du Niger pour apurer la dette.

Des travaux «chauds»

Entre les résolutions et la constitution de l’institution. Le débat autour de la vie de l’organisation internationale de protection civile hier s’est fondé sur un ensemble d’éléments objectifs. Entre 2018 et 2020, des soupçons de détournements de fonds, des pratiques contraires à l’éthique et à la constitution ont fortement pesé sur le mode de gestion des responsables de l’organisation. Par souci de transparence, des balises et voyants de signalisation ont été posés pour éviter dorénavant toute dérive et fautes de gestion, l’institution intergouvernementale a dû prendre des décisions validées par la 24 e session de l’Assemblée générale. Il en est ainsi de la double signature du Secrétaire Général et de son adjoint requise pour toute dépense supérieure à trois millions de FCFA. La répartition des tâches est établie. Par exemple, la gestion des projets humanitaires incombe au Secrétaire Général adjoint tandis que le Secrétaire Général, Mariatou YAP veille à l’application des décisions du conseil exécutif et de l’Assemblée générale. Malgré tout, certaines délégations au Conseil exécutif comme l’Arabie-Saoudite, le Sénégal, la Côte d’ivoire ou le Niger, ont l’impression de vivre un type de bicéphalisme au Secrétariat permanent de l’OIPC. Les débats étaient ouverts, parfois vifs et heurtés. La délégation du Cameroun à laquelle participent le Ministre de l’Administration Territoriale, Paul ATANGA NJI et l’Ambassadeur représentant permanent, Salomon EHETH, calme le jeu en appelant à la cohésion au sein de groupe déjà fragilisé par son passé. <>, dira Son Excellence Salomon EHETH. L’adoption des résolutions a été perçue par tous comme le début d’une nouvelle ère.

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