C'est exactement l'endroit où l'homme est mort après avoir donné généreusement quelques billets à son vis-à-vis pour qu'elle lui montre un peu ce qu'elle sait faire avec son corps et sa langue. Il était loin de s'imaginer qu'il était ainsi en train d'acheter sa propre mort. Le plaisir l'a tué sur-le-champ.
Le snackbar s'appelle la Maison mère. Ce lieu à Yaoundé, bondé de femmes aux silhouettes tentantes et dont l'approche est conditionnée à quelques billets, a été témoin d'une scène choquante ou disons un drame.
Le snack a vu mourir un jeune homme entre les jambes d'une stripteaseuse. Cette dernière lui faisait visiter le paradis sur terre.
Le cadavre constaté, les policiers se sont amenés sur le site, comme du miel qui attire les fourmis. Le snackbar a été scellé par les autorités pour dépravation de mœurs, pratique de prostitution et menace de trouble à l'ordre public.
Le lanceur d'alerte N'zui Manto profite pour dénoncer au sous-préfet un autre bar toujours à Yaoundé où on fait la même chose. « Le patron du lieu a des cheveux de Bob Marley sur la tête », décrit-il.
Sans s'arrêter là : « Monsieur le sous-préfet, dès que vous allez voir quelqu'un faire 30 publications sur Facebook après ma publication, sachez que c'est lui ». Manto parle de Maahlox, sauf si nous nous trompons.
Concernant l'employée à l'origine de la mort du jouisseur, elle serait aux mains des autorités policières qui n'ont pas fini de faire leurs enquêtes. Elle pourrait, selon nos sources, être gardée à vue pendant un moment pour cet homicide involontaire.









