Actualités of Saturday, 13 June 2026

Source: www.camerounweb.com

LAURENT ESSO : LE PIÈTRE MINISTRE DE LA JUSTICE QUE LE CAMEROUN N‘A JAMAIS CONNU

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Un bilan catastrophique : après 15 ans à la tête du ministère de la Justice, Laurent Esso laisse derrière lui une institution en ruine. Corruption systémique, décisions judiciaires à vendre, lenteurs calculées et détentions préventives abusives ont transformé la justice camerounaise en un repaire d’impunité. Des magistrats véreux bloquent des milliers de dossiers en attendant des pots-de-vin, tandis que des personnalités influentes comme Samuel Eto’o ou Amougou Belinga instrumentalisent le système pour régler des comptes politiques. Une justice à deux vitesses, où l’argent et les réseaux priment sur l’équité.




LAURENT ESSO : LE PIÈTRE MINISTRE DE LA JUSTICE QUE LE CAMEROUN N‘A JAMAIS CONNU
Quand Laurent Esso se regarde dans un miroir, est-il fier de son bilan au ministère de la Justice ? Depuis 15 ans que ce portefeuille lui a été confié, la justice camerounaise n’a jamais été aussi déliquescente et brinquebalante. Les faits parlent d’eux-mêmes.

Une corruption systémique et institutionnalisée
Sous le magistère de Laurent Esso, cette institution a atteint un seuil de corruption historique, effroyable et critique. Le niveau de gangrène est sans précédent : ce secteur est devenu la plaque tournante de l'impunité. Là-bas, tout se vend et tout s’achète, des décisions de justice à la programmation des audiences, en passant par la signature des moindres documents. Le marchandage des procédures judiciaires y a élu domicile, sur fond de clanisme, de copinage et de passe-droits sexuels. La justice camerounaise est devenue le barycentre de l’injustice.
Cette corruption est organisée, structurée et systématisée. Des magistrats véreux se mettent ouvertement au service des plus offrants. Peu importe que vous ayez tort ou raison : si vous disposez de billets de banque, vous êtes assuré à 100 % d’obtenir gain de cause. La morale et l‘équité ont déserté les tribunaux. Au tribunal de Ndokoti à Douala, par exemple, une magistrate au nom de Late bloque à elle seule près de 3 000 décisions de justice qu’elle refuse de rédiger, faute d'avoir reçu les pots-de-vin escomptés.
Les "bras longs" s'activent de jour comme de nuit.
Des personnalités influentes, à l'instar de Samuel Eto‘o, parviennent à faire interférer leurs réseaux au sein de l'appareil judiciaire. Il peut ainsi bloquer des procédures engagées contre lui, ou faire arrêter et libérer des citoyens à sa guise. Parfait Siki, Sébastien Ebala ou encore Michael Dopass en ont fait les frais, tandis que Seidou Mbombo Njoya y a échappé de justesse. Dieu seul sait le nombre de procédures engagées contre Samuel Eto‘o dans les juridictions camerounaises sont jusqu’ici bloquées par ses amis au minjustice.
Instrumentalisation politique et business de la détention
À côté de cela, Laurent Esso utilise l'appareil judiciaire pour régler des comptes politiques et personnels. Feu Etoundi Oyono ne dira pas le contraire, tout comme Amadou Vamoulké, Jean-Marie Atanga Mebara ou Polycarpe Abah Abah.
D’ailleurs, dans les couloirs du ministère, son ami Jean-Pierre Amougou Belinga est surnommé le "ministre de la Justice bis". Avant et même dans sa sa propre chute il continue d’influencer les magistrats. Dieu seul sait le nombre de personnes qu’il a fait emprisonner en instrumentalisant sa proximité avec le garde des Sceaux et en mettant sous pression des magistrats aux ordres. Des agents des impôts, parmi lesquels Madame Bihina, ont été jetés en prison simplement pour lui avoir réclamé un redressement fiscal légitime. Ernest Obama et feu Patrick Sapack en savent quelque chose.
Lenteurs calculées, surpopulation et l'enfer carcéral
La gangrène de la justice camerounaise se nourrit également d'une stratégie redoutable : les lenteurs judiciaires artificiellement entretenues, associées à un recours systématique aux mandats de dépôt. Cette détention préventive abusive est devenue une arme de pression psychologique massive utilisée par certains magistrats. En privant délibérément les citoyens de leur liberté avant tout procès, ils les acculent au désespoir pour les contraindre à monnayer leur libération.