Actualités of Tuesday, 22 September 2026

Source: www.camerounweb.com

'L’incorrigible Maurice Kamto, véritable épine dans le pied de la mafia RDPC'

'Comme d’habitude, vous donnez le tempo. Les autres suivront' 'Comme d’habitude, vous donnez le tempo. Les autres suivront'

Jean-Pierre Du Pont rend hommage à Maurice Kamto pour sa capacité à maintenir son activité politique malgré les obstacles et les revers.

Ce monsieur est décidément incorrigible. Il semble avoir fait de la résistance à l’usure politique un véritable art. Chaque fois que le pouvoir RDPC — dont ses adversaires dénoncent régulièrement les pratiques — croit avoir enfin trouvé le moyen de le mettre hors-jeu, Maurice Kamto réapparaît, imperturbable, avec cette faculté assez rare de transformer les défaites apparentes en nouveaux terrains de bataille.

C’est le petit canard de Robert Lamoureux : celui que tout le village croyait définitivement condamné après avoir reçu une volée de plombs à bout portant. On l’imaginait déjà passé de vie à trépas, définitivement réduit au silence. Et puis, le lendemain, contre toute attente, les fameux petits « coin-coin » retentissent à nouveau.

Le volatile était vivant.
Mieux encore : il semblait avoir retrouvé la voix.

Après le « mandat impératif », le voilà qui revient avec son nouvel objet de combat : ce qu’il dénonce comme une « imposture institutionnelle ». Et là, force est de reconnaître qu’il y a chez l’homme une remarquable constance intellectuelle. Quelle suite dans les idées ! Quelle capacité à reprendre l’initiative ! Quel sens de la formule ! Mais surtout, quelle élégance dans l’art de revenir au moment où personne ne l’attend plus !

Car Maurice Kamto possède cette qualité qui manque cruellement à la politique contemporaine : le sens du rebond. On peut discuter ses choix, contester ses positions ou combattre ses analyses ; difficile, en revanche, de ne pas reconnaître cette étonnante capacité à transformer chaque obstacle en nouveau chapitre de son combat.

Salut, Monsieur le Professeur !
Il n’y a pas si longtemps, je vous donnais rendez-vous pour d’autres batailles. Vous avez manifestement pris le bâton au rebond — et avec cette manière toute particulière de le faire qui vous appartient.
Comme d’habitude, vous donnez le tempo. Les autres suivront.

Salut l’artiste.
Et, franchement : respect.

JPD