Actualités of Tuesday, 20 October 2026
Source: www.camerounweb.com
Dans une tribune, Benjamin Zebaze dénonce une affaire foncière opposant Célestin Tawamba à Mme Baboke. Le journaliste conteste l’occupation d’une parcelle située, selon lui, à l’intérieur d’un titre foncier appartenant à une société dirigée par Tawamba et met en cause le ministre Henri Eyebe Ayissi, dont il critique la gestion de plusieurs dossiers fonciers. Il s’inquiète des conséquences de telles décisions sur la sécurité juridique des titres fonciers et sur les droits des citoyens.
« Un scandale chasse décidément un autre au Cameroun. La semaine dernière, nous avons appris que le ministre chargé des affaires foncières avait permis à la très controversée Mme Baboke, épouse du Directeur du Cabinet Civil adjoint de la Présidence de la République, d'occuper une parcelle de terrain dans le Mfoundi.
Le seul problème est que cette parcelle se trouve à l'intérieur d'un titre foncier appartenant à une société civile dont le dirigeant n'est autre que le patron des patrons Camerounais Célestin Tawamba.
QUE FONT CES GENS AVEC TOUTES CES RICHESSES ?
Ce n'est pas la première fois que cette dame est citée dans une affaire sulfureuse. C'est là où on comprend à quel point lorsqu'on est limité intellectuellement, on ne peut pas voir plus loin que le bout de son nez.
Parce que tout individu moyennement intelligent et appartenant à ce régime pourri, se ferait très discret en ces temps incertains. Il se poserait, "a minima", cette question quasi existentielle: "qu'est-ce que je deviens si le Renouveau s'éteint dans la nuit" ? J’espère que ces gens ne comptent pas sur "l'arnaque au SEIGNEUR" pour se sauver.
LE MINISTRE DES AFFAIRES FONCIÈRE EN MISSION POUR LA DESACRALISATION DU TITRE FONCIER
Les Camerounais doivent se poser cette question : si on fait ça au patron des patrons; l'un des plus grands industriels du pays avec des ramifications partout dans le monde, qu'en est-il du citoyen lambda ?
Dans tout le pays, des documents portant la signature du ministre Eyebe Ayissi sèment les germes d'une guerre civile. J'ai cité dernièrement le cas de l'artiste Vatis Siwani qui est proprement scandaleux.
Dans mon village Baleng au sein du groupement Bafou, une note de ce ministre adressée aux autorités locales autorisait le bornage partiel d'un terrain sous séquestre judiciaire: du jamais vu.
Tout cela est tellement grossier qu'on se demande si c'est vraiment le ministre qui signe ça; et si tel est le cas, est ce qu'il sait ce qu’il signe. Que devient le caractère sacré du titre foncier si après un verre d'alcool, on peut l'annuler sans auprès forme de procès ?
Qu'espèrent faire ces gens de tous ces biens ?
EN S'ATTAQUANT A CÉLESTIN TAWAMBA, ON S'ATTAQUE A UN TEIGNEUX, UN GUERRIER, UN ORGUEILLEUX. QUI NE SE LAISSERA PAS FAIRE FACE A DES GENS SANS AVENIR
Lorsque j'étais patron de presse, j'indiquais que ce pouvoir criminel finira par tuer un Camerounais de trop: il y a eu le "massacre" de MARTINEZ ZOGO et tout le monde voit que le régime vacille.
Dans cette affaire qui nous concerne aujourd'hui, qui connaît Célestin Tawamba sait que Mme Baboke a tiré la mauvaise carte car il ne se laissera pas faire: Mme Baboke peut gagner la "bataille" mais elle perdra sûrement "la guerre" car le temps ne joue pas en sa faveur. Tawamba existera après Biya ne serait qu'à travers ses industries: peut-on dire la même chose d'elle ?
Les Camerounais sont des "créanciers très patients"; quand l'échéance arrive, ils sont intraitables envers leurs débiteurs: "que cela soit lu et retenu".
Benjamin Zebaze
Ndi Nkeum Motissong»