La chaîne est courte et vulnérable : plus d’électricité, plus de pompage ; une ligne endommagée, une ville sous pression. L’incident de Kribi montre que la sécurité de l’eau commence aussi dans le réseau électrique.
La distribution d’eau potable est perturbée à Kribi depuis le 1er novembre. Selon un communiqué de la délégation régionale Sud de la CAMWATER rapporté par Actu Cameroun, une coupure programmée d’électricité de 6 h à 15 h a d’abord affecté les installations. Les intempéries ont ensuite provoqué la chute d’un manguier sur la ligne triphasée alimentant l’usine principale d’Ebomé.
Les équipes de la SOCADEL mobilisées dimanche auraient suspendu l’intervention à cause de fortes pluies rendant le chantier dangereux. La reprise des réparations est annoncée pour ce mardi 3 novembre. Cette explication établit une chronologie, mais les usagers ont aussi besoin d’un calendrier par quartier, de points d’eau temporaires pour les services essentiels et d’une confirmation lorsque la pression est stabilisée.
Au-delà de l’urgence, la panne pose la question de la résilience : alimentation de secours, double ligne, entretien de la végétation, stockage et procédure commune avec le fournisseur d’électricité. Kribi accueille population, tourisme et activités portuaires ; une rupture prolongée affecte ménages, écoles, restaurants et soins. Le retour de l’eau réglera l’incident. Un plan de continuité publié réduira le prochain.









