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General News of Sunday, 1 October 2017

Source: cameroon-info.net

Koumbo: le drapeau de l’Ambazonie hissé par des sécessionnistes


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C’est dans un cercueil enveloppé du drapeau de l’Etat fantôme d Ambazonie que Cyprien Sevidzen, le jeune de 16 ans tué le lundi 04 septembre 2017 a été inhumé à Kumbo dans la Région du Nord-Ouest en présence d’une foule nombreuse.
La scène se passe dans un village de Kumbo, chef-lieu du département de Bui dans la Région du Nord-Ouest, le 12 septembre 2017.

Une foule, en majorité des partisans du Southern cameroons national council (SCNC), ont assisté aux obsèques de Cyprien Sevidzen, le jeune de 16 ans tué le lundi 04 septembre 2017 lors d’un affrontement entre les éléments de la gendarmerie nationale et les populations.

Avant d’être porté en terre, le défunt a eu droit à une messe et autres rites funéraires avant de voir son cercueil être enveloppé d’un drapeau aux couleurs blanc et bleu. Ce drapeau qui comptait plusieurs étoiles, est celui de l’Etat fantôme d Ambazonie, créé par les militants du SCNC qui réclament l’indépendance du Sud-Ouest et Nord-Ouest, les Régions anglophones du Cameroun.

La vidéo ci-dessous, montre l’ambiance qui a régné à Kumbo lors des obsèques de Cyprien Sevidzen:



En rappel, une descende de la gendarmerie à Kifem, un village de Kumbo le lundi 04 septembre dernier. avait mal tourné, entrainant un affrontement armé entre les populations et les hommes en tenue. Ces échauffourées avaient fait un bilan d’un mort côté civil et un gendarme grièvement blessé.

Sur les causes de cet incident mortel, deux versions s’opposent jusqu’ à ce jour. Les populations accusent les gendarmes d’abus de pouvoir, d’intimidation et de vol.
« Des gendarmes sont allés dans mon village de Kifem, à la recherche d'un fermier de Hem Hem. Après avoir obtenu le fermier, ils ont aussi volé des chèvres appartenant à des voisins. Cela a provoqué un soulèvement des populations et les agents de la gendarmerie nationale ont lancé des gaz lacrymogènes et ont ensuite ouvert le feu sur la population non armée.

Au moment où nous parlons, une personne est décédée et 3 autres ont été blessées et emmenées à l'hôpital. Les officiers de la gendarmerie sont toujours pris au piège à Kifem. Le général de l'armée commandant la région du Nord-Ouest m'a assuré qu'il vient d'ordonner aux soldats d'aller à Kifem pour protéger la population.

Le capitaine gendarme commandant de compagnie de Bui a Kumbo est déjà suspendu par sa Hiérarchie. Il est à noter que cet incident n'a rien à voir avec la reprise de l’année scolaire aujourd'hui. Je reçois déjà des informations déformées sur les réseaux sociaux qui tentent de relier l'incident à la réouverture scolaire. C'est tout simplement faux. Le capitaine gendarme suspendu n'est pas à son premier méfait à MBui » racontait ce lundi-là, M. Band, élite du village de kifem.

En réaction, Joseph Beti Assomo, le ministre délégué à la présidence en charge de la défense avait publié dans la même journée du lundi, un communiqué pour exposer sa version des faits à l’attention de l’opinion nationale et internationale. Dans ce communiqué, Joseph Beti Assomo explique que les gendarmes qui sont allés à Kifem pour une opération de lutte contre les stupéfiants, ont été pris à partie par la population. Selon le patron de l’armée, les civils ont été les premiers à ouvrir le feu et les hommes en tenue ont répliqué dans le cadre de la légitime défense.

Toutefois, le Ministre de la défense qui avait appelé les populations au calme, avait pris la décision de suspendre le commandant de Compagnie de Bui sur ordre du Chef de l’Etat en attendant les résultats de l’enquête ouverte à la suite de cet incident malheureux.

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