Une onde de choc parcourt les milieux politiques camerounais. Selon des confidences rapportées par des sources proches du pouvoir, Jean-Baptiste Mebe Ngo'o, l'ancien ministre déchu, aurait affirmé avoir déjà « réservé une cellule » à Ferdinand Ngoh Ngoh, le tout-puissant secrétaire général de la présidence de la République. « Quoi qu'il advienne, il finira en prison comme moi et Mebara », aurait-il lancé à l'un de ses visiteurs.
Cette déclaration, aussi surprenante que grave, ravive les rumeurs persistantes sur un possible démantèlement du clan Mvondo Ayolo/Ngoh Ngoh, annoncé pour septembre prochain.
L'affaire prend une dimension nouvelle alors que circulent depuis plusieurs jours des rumeurs sur une prétendue arrestation de Ferdinand Ngoh Ngoh. Si aucune source officielle n'a confirmé cette information, les confidences attribuées à Mebe Ngo'o, qui croupit actuellement à la prison de Kondengui [citation:user], alimentent les spéculations sur une possible purge au sein du cercle présidentiel.
Mebe Ngo'o, ancien ministre de la Défense, avait été condamné à 20 ans de prison pour détournement de deniers publics dans le cadre de l'affaire des présumés biens mal acquis. Il purge actuellement sa peine à la prison de Kondengui.
Entre manipulation et réalité
Ces révélations interviennent alors que la tension est à son comble dans le microcosme politique camerounais. Plusieurs analystes évoquent une recomposition du pouvoir à l'approche des échéances électorales de 2027.
Mais faut-il prendre ces confidences au sérieux ? Les observateurs restent prudents. « Il faut distinguer les confidences d'un détenu amer des réalités du pouvoir », tempère un analyste politique, qui préfère garder l'anonymat.
D'autres y voient une possible manipulation destinée à tester l'opinion ou à fragiliser davantage le secrétaire général de la présidence.









