Dès le début de leur mariage, Agnès, puisque c'est le nom de la femme, savait déjà quel genre d'homme il est. Ils ont fixé des bases solides, comme l'explique le mari.
Dotée à plus d'un milli0n de francs, elle se devait d'être ma servante, mon esclave. Elle a toujours respecté tout cela. Elle a toujours été une femme soumise. Je savais comment la rendre docile. Et s'il le fallait, je la corrigeais comme un enfant.
J'ai fait le choix qu'elle ne va pas travailler. Elle doit rester à la maison s'occuper de nos enfants jusqu'à la fin de ses jours. Mais je ne sais pas ce qui s'est passé dans sa tête. Un beau matin, elle a commencé à suivre les coachs de pacotille sur les réseaux sociaux et s'est mise en tête de lancer un business.
Elle a commencé à me tenir tête et arrêtait même le fouet quand je voulais la taper. J'ai toujours eu pour grand fantasme de lui faire peur. Alors il m'est arrivé de souvent l'appeler après une soirée bourrée pour lui dire que j'ai été kidnappé ou agressé. La sentir frissonner au téléphone me faisait du bien. J'en riais avec mes amis. Surtout quand elle débarquait comme une folle et qu'il n'y avait rien du tout.
Ce soir, quand je m'apprêtais à sortir avec des amis, elle m'a demandé une énième fois de l'argent pour lancer son business de vente des sous-vêtements. Je lui ai dit que je n'ai pas d'argent pour ces conneries.
Elle recule, la tête baissée, les larmes aux yeux. J'aime la voir comme ça à mes pieds. Je me parfume et sort de la maison après avoir jeté un dernier coup d'œil sur l'enveloppe d'argent que j'ai ramené de la banque pour m'acheter une seconde voiture.
Ma soirée se passe bien. Je suis le président de la soirée. J'offre à boire et à manger à volonté. Je suis un homme qui est vénéré, pas seulement par ma femme, mais aussi par tout le monde. Au retour, je raccompagne ma maîtresse de la soirée jusqu'à son quartier. Je lui laisse une petite enveloppe avant de reprendre la route pour le chez moi.
Quand j'arrive au niveau d'un pont, une moto fonce vers moi. Je m'arrête. Deux hommes descendent, deux autres viennent de nulle part. C'est comme ça qu'en quelques secondes, ils prennent mon volant et m'attachent à l'arrière. Je suis enfermé dans une maison.
Moi : j'ai l'argent, j'ai la voiture, j'ai tout ce que vous voulez. Mais ne me faites pas de mal je vous en supplie. Ils me disent qu'ils veulent trois millions sinon c'est fini pour moi. Je leur conseille d'appeler ma femme. On lance l'appel. Ils le mettent sur haut-parleur.
Ma femme n'en a rien à faire. Les ravisseurs me regardent, je regarde les ravisseurs. Ils m'ont fouetté de 2h à 6h. De retour à la maison, ma femme et les enfants n'étaient plus là et l'argent aussi a disparu.









