Le président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), Samuel Eto’o est encore épinglé dans une affaire de mauvaise gestion financière. Une décision du Tribunal de grande instance du Mfoundi condamne la Fécafoot à verser environ 272 millions FCFA à la société MEDI VOYAGES SARL pour des dettes liées à des billets d’avion impayés.
En effet, cette décision, immédiatement exécutoire, aggrave la situation financière et l’image de l’institution, déjà fragilisée. La légende du football camerounais est accusé d’exercer pressions politiques auprès de proches du pouvoir pour éviter des poursuites, ainsi que l’existence d’autres créanciers. Cette affaire est une crise majeure pour la Fécafoot, mêlant enjeux financiers, judiciaires et politiques.
DOSSIER NOIR : VOICI UNE AUTRE DÉCISION DE JUSTICE QUI FAIT PANIQUER SAMUEL ETO'O
Comme vous pouvez vous-mêmes le constater, depuis l'arrivée du feyman Samuel Eto'o à la présidence de la Fécafoot, rien ne va plus pour l'instance faîtière du football camerounais. Un document judiciaire exclusif, que nous avons pu consulter et dont une copie est jointe à ce poste, révèle une condamnation lourde et exécutoire : la FECAFOOT est sommée de payer une ardoise colossale à la société MEDI VOYAGES SARL.
Lorsque nous avions publié les preuves des dettes de billets d'avion accumulées depuis trois ans par la Fécafoot auprès de cette PME — dettes que Samuel Eto'o refuse de régler alors qu'il a déjà perçu les fonds de l'État — ses adeptes nous avaient couverts d'injures, nous mettant au défi de montrer une décision de justice. Eh bien, la voici.
Le Tribunal de Grande Instance du Mfoundi, sous la plume du magistrat Camille Faustin ALIMA, a rendu une ordonnance d'injonction de payer qui fait trembler les finances de Tsinga. La Fédération Camerounaise de Football se retrouve désormais dans les cordes face à un créancier qui ne lâche rien.
Les chiffres vertigineux de l’ardoise
Le montant total de la créance est astronomique. La justice a validé les réclamations de la société MEDI VOYAGES SARL, décomposées comme suit :
Principal : 206 416 464 F CFA
Intérêts (10 % l'an depuis juin 2023) : 41 283 292 F CFA
Frais de poursuites : 25 000 000 F CFA
Total à régler immédiatement : 272 699 757 F CFA (Deux cent soixante-douze millions six cent quatre-vingt-dix-neuf mille sept cent cinquante-sept FCFA).
Une exécution "sur minute" : Pas de répit pour Tsinga
Ce qui rend cette décision particulièrement contraignante, c'est la mention juridique « Exécutoire sur minute et avant enregistrement ». En clair : la procédure est ultra-rapide. La justice n'a pas attendu les délais bureaucratiques habituels pour rendre cette sentence exécutoire. Tout huissier de justice territorialement compétent est désormais mandaté pour faire appliquer la loi.
Pourquoi c’est une défaite majeure ?
L'urgence : L'ordonnance a été signifiée avec une rapidité déconcertante (certifiée conforme en avril 2026 suite à une décision de mai 2025).
L'image : Alors que le football camerounais peine à stabiliser son image, cette affaire de factures impayées ternit gravement la réputation de gestion de l'instance.
Le coût de l'attente : Avec un taux d'intérêt de 10 % par an, chaque jour de retard coûte une petite fortune à la Fédération.
La FECAFOOT parviendra-t-elle à stopper l'hémorragie financière ou verrons-nous des saisies spectaculaires dans les prochains jours ? Une chose est sûre : le match se joue désormais devant les huissiers, et le score est lourd pour les bureaux de Tsinga.
Des protections en haut lieu
Selon nos informations, dès que Samuel Eto'o a eu vent de cette sentence, il a immédiatement contacté son ami Oswald Baboke (Directeur adjoint du Cabinet Civil de la Présidence) ainsi que Chantal Biya, afin de faire pression sur la justice pour ne pas être inquiété. Eto'o Fils, ex-légende du football devenue Pichichi de la feymania et de l'escroquerie, bénéficierait ainsi de protections haut placées. Il se targue d'ailleurs à qui veut l'entendre que rien ne lui arrivera, prétendant détenir des leviers sur ses protecteurs. Mais avec quoi les tient-il réellement ? Lui seul le sait.
Pour être honnête, la place de Samuel Eto'o est désormais à Kondengui. Il semble abuser de la confiance de presque tous ceux qu'il croise. Sa liste de créanciers est longue : André Onana, Demba Ba, Justin Tagouh, Yoki Onana, Mami Nyanga, Sylvestre Ngouchingue, Pr Charles Soh, pour ne citer qu'eux. Plusieurs PME au Cameroun, à l'instar de Buca Voyage ou Seme Beach, ne nous démentiront pas.
Malgré les dizaines de plaintes qui inondent les tribunaux camerounais, les procédures restent bloquées par ses soutiens à la Présidence.









