Actualités of Friday, 30 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Justice - Prison Centrale de Bertoua : Le cas du du Journaliste Mbombog Mbog Matip Emmanuel Interpelle

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Incarcéré depuis le 9 juin 2026 à la prison centrale de Bertoua, le directeur de publication du journal Climat Social, homme en situation de handicap et diabétique, alerte sur ses conditions de détention. Il dénonce une arrestation nocturne par des hommes armés non identifiés, une incarcération sur la base d'une simple photocopie de mandat et un lien entre sa détention et ses enquêtes sur la gestion de fonds publics. Malgré une instruction du ministre de la Justice datée du 16 septembre 2026, il demeure détenu. Une affaire qui interroge sur le respect de la procédure et des droits de la défense.





Justice - Prison Centrale de Bertoua : Le cas du du Journaliste Mbombog Mbog Matip Emmanuel Interpelle.

A la Prison Centrale de Bertoua( Région de L' Est du Cameroun) , où il est incarcéré depuis le 09 juin 2026, le journaliste Mbombog Mbog Matip Emmanuel, Directeur de Publication du journal Climat Social, lance un appel de détresse . Homme en situation de handicap moteur, amputé des deux pieds, diabétique et hypertendu, il a récemment été transféré en urgence à l'hôpital régional de Bertoua. Son témoignage soulève de sérieuses questions de procédure.
Selon son récit, il aurait été interpellé dans la nuit du 07 juin 2026 à Yaoundé, au quartier Anguissa, par des hommes armés non identifiés, avant d'être conduit à Bertoua. Il affirme n'avoir jamais été présenté physiquement à un Procureur de la République à Yaoundé, et dit avoir été écroué à Bertoua sur la base d'une simple photocopie de mandat, sans mandat de dépôt en original. Il indique également avoir été invité à rejoindre la prison à moto, un fait qui, s'il est avéré, interpelle sur les conditions de transfèrement de ce patron de presse. Un fait vivement condamné récemment par le syndicat national des journalistes indépendants du Cameroun, qui ne ménage aucun effort pour attirer l'attention des pouvoirs publics sur le cas curieux de ce professionnel des médias dont sa détention semble être aux antipodes de la procédure judiciaire normale .
Par ailleurs, le journaliste privé de liberté, établit un lien entre sa détention actuelle et un ancien dossier de 2009. Il rappelle que pour ce même dossier, il avait déjà été retenu en janvier 2025, puis libéré, et surtout que la Cour d'Appel de l'Est l'avait libéré en 2011 par arrêt N°16/COR/ADD du 08 février 2011. Il dit s'être présenté le 12 juin 2026 au Parquet Général pour obtenir notification des jugements N°354/COR du 27 mars 2009 et N°26/COR du 11 avril 2017, qu'il qualifie de décisions rendues par défaut et jamais notifiées. Il met ces poursuites en perspective avec ses enquêtes sur la gestion présumée de fonds publics par le représentant local de la SONAMINES à Bétaré-Oya.
Au-delà des accusations qu'il porte, et sans nous substituer à la Justice, un document officiel retient notre attention. Par correspondance en date du 16 septembre 2026, le Ministre d'Etat, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, a prescrit des diligences appropriées au Procureur Général près la Cour d'Appel de l'Est concernant sa situation. Malgré cette instruction hiérarchique claire, le journaliste demeure détenu à ce jour.
Cette affaire pose ainsi une question centrale, à la fois juridique et humaine : celle du respect de la procédure et des droits de la défense. De ce point de vue, il revient aux juridictions compétentes de réexaminer avec diligence ce dossier, apporter les clarifications nécessaires sur la régularité de la détention et sur le statut réel du dossier de 2009, afin que la loi soit dite dans le respect des formes et de la dignité humaine.
La Rédaction V