Selon des révélations exclusives du lanceur d'alerte Boris Bertolt, l'invitation de Samuel Eto'o à la cérémonie des vœux au chef de l'État aurait été facilitée par le directeur adjoint du cabinet civil, Oswalde Baboke, confirmant des liens étroits et des soutiens discrets au sommet de l'État.
Des révélations du lanceur d'alerte Boris Bertolt jettent une lumière crue sur les coulisses de la récente cérémonie de présentation des vœux au président Paul Biya. Selon lui, la présence remarquée du président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), Samuel Eto'o, à cet événement protocolaire n'aurait rien d'un hasard.
En effet, le football n'étant pas un « corps constitué » officiellement invité, la participation d'Eto'o aurait nécessité une manœuvre discrète. Toujours selon Boris Bertolt, c'est le directeur adjoint du cabinet civil de la présidence, Oswalde Baboke, qui aurait « détourné » une invitation au profit de l'ancienne star du football, alors même que ce dernier se trouvait au Maroc pour la Coupe d'Afrique des Nations.
Cette facilitation s'inscrirait dans le cadre d'une relation étroite et ancienne entre les deux hommes, Baboke étant décrit comme une figure-clé, un « parrain » dans l'entourage d'Eto'o. Le lanceur d'alerte rappelle un précédent : c'est le même Oswalde Baboke qui aurait, selon ses affirmations, avancé en espèces les 300 millions de FCFA pour régler une dette d'Eto'o envers le pétrolier Antoine Ndzengue, empêchant ainsi une éventuelle arrestation à Douala.
Si la présidence de la République ou les concernés n'ont pas réagi à ces allégations, celles-ci alimentent les spéculations sur les réseaux de soutien dont bénéficierait Samuel Eto'o au plus haut niveau de l'État, en pleine période de tensions autour de la gestion de la Fecafoot et en pleine compétition continentale.









