Actualités of Wednesday, 14 January 2026
Source: www.camerounweb.com
Dans un texte au ton virulent, l’auteur s’en prend violemment à Louis Paul Motaze, ministre des Finances, l’accusant d’être « le fossoyeur de l’économie nationale ». Il revient sur une note d’information du 12 janvier 2025 – qualifiée de « canular » – qui avait suscité un espoir de paiement chez les opérateurs économiques avant de les laisser dans le désarroi. L’auteur dénonce une « incurie » calculée, motivée selon lui par les ambitions présidentielles du ministre et son souci de privilégier le remboursement de la dette extérieure au détriment des créances intérieures, asphyxiant ainsi l’économie réelle.
Incurie : Le coup de bluff de Louis Paul Motaze
Le fossoyeur de l’économie nationale a encore frappé. A la suite de sa note d’information du 12 janvier 2025, qui s’est révélée être un canular, il a envoyé plus d’un opérateur économique à l’hôpital.
Quelle était l’opportunité de prendre une note de service pleine d’espoir sachant qu’on n’allait pas tenir son engagement si ce n’est du mépris, de la méchanceté ? Que peut-on encore attendre de ce gouvernement de voyous ? Rien du tout. A commencer par Louis Paul Motaze qui est le pire ministre des Finances que le Cameroun n’ait jamais eu. Depuis sa nomination à la tête de ce ministère, il s’est attelé à s’en mettre plein les poches pour se préparer à succéder à son mentor Paul Biya. A la suite de l’annonce de ce dernier de la formation imminente d’un nouveau gouvernement lors de son adresse à la nation du 31 décembre 2025, Louis Paul Motaze a balancé une note d’information relative à « une opération spéciale d’apurement des instances Systac répertoriées à l’Agence Comptables Centrale du Trésor (ACCT) a été mené ce jour et s’achèvera le 15 décembre. Cette importante opération qui concerne les fichiers de paiement parvenus à l’ACCT) couvre les mois de septembre, octobre et novembre 2025. Il invite alors les usagers à se rapprocher de leurs établissements financiers de domiciliation pour toute information subséquente ».
Cette information a eu l’effet d’une bouffée d’oxygène pur à l’endroit des opérateurs économiques, d’autant plus que ceux-ci sont pratiquement sur les rotules après avoir tourné à perte du fait du non-paiement de leurs prestations tout au long de l’année écoulée. A l’arrivée, ce n’était qu’un canular de trop. Mais quand on pense aux sacrifices et endettements consentis par ces messieurs et dames qui font tourner l’économie camerounaise, on en est à se demander si nos gouvernants ont la pierre à la place du cœur ?
D’aucuns sont au seuil de la prison pour n’avoir pas respecter les engagements pris envers leurs créanciers. Et vous parlez d’un septennat de grandeur et d’espérance ? Le cynisme de ce monsieur n’a d’égal que ces nouvelles ambitions présidentielles. Oui, en tant que neveu du président et comme l’affaire doit rester en famille, il s’y voit aussi. C’est la raison pour laquelle, il privilégie le paiement de la dette extérieure (rétrocommissions obliges) au détriment de celle intérieure qui fait tourner l’économie nationale.
C’est un secret de polichinelle que le non-paiement de la dette intérieure au Cameroun asphyxie l'économie en créant des tensions de trésorerie pour l'État, ce qui retarde les paiements aux entreprises, fragilise le secteur privé et tue la confiance, ralentissant l'investissement et la croissance, car les fournisseurs de l'État, souvent des PME, voient leur trésorerie impactée par ces créances impayées. Cette situation crée un climat de non-confiance entre l'État et le secteur privé, affectant la liquidité économique et la capacité des entreprises à investir et innover, malgré les tentatives du gouvernement de réduire les arriérés, comme les Restes à Payer (RAP).
En le voyant se pavaner à Ngaoundéré lors du lancement du budget 2026, le commun des Camerounais avait juste envie de le flinguer.
PAUL CHOUTA