Actualités of Sunday, 9 August 2026

Source: www.camerounweb.com

Impact-100 appelle à la libération d'Olivier Bibou Nissack et des prisonniers d'opinion

Le mouvement « Impact-100 » a appelé à la libération de monsieur Olivier Bibou Nissack, incarcéré depuis le 22 septembre 2020 pour ses opinions et son engagement politiques. Dans un communiqué daté du 9 août 2026, l'organisation a également exigé la libération de tous les prisonniers d'opinion, qualifiant la détention de l'opposant d'« inique et arbitraire ».


Dans son communiqué, le mouvement Impact-100 rappelle que la condamnation d'Olivier Bibou Nissack est « inique et arbitraire », tel que déjà établi en droit par des instances habilitées, eu égard aux dispositions du droit international. L'opposant est incarcéré depuis le 22 septembre 2020 pour ses opinions politiques, une détention que ses proches et les organisations de défense des droits humains dénoncent comme arbitraire.

Madame Bibou Nissack, épouse de l'opposant, a adressé ses remerciements au mouvement Impact-100 ainsi qu'à tous ses membres pour cette « courageuse prise de position ». Elle a également salué toutes les autres personnes anonymes et personnalités publiques ayant précédemment élevé leurs voix pour formuler cette même exigence.

Une liste de prisonniers d'opinion
Madame Bibou Nissack a saisi l'occasion pour réitérer que plusieurs prisonniers d'opinion continuent de croupir dans les geôles nationales, notamment :

Alain Fogué Tedom et Pascal Zamboué, arrêtés suite aux marches pacifiques du 22 septembre 2020 ;

Ayuk Sissuku Tabe et ses compagnons, détenus originaires de l'ex-Southern Cameroon ;

Penn Terence, Tsi Conrad, Mancho Bibixy et Cheikh Abdul Karim ;

Parfait Mbvoum et tous ceux arrêtés suite à l'élection présidentielle de 2025.

Madame Bibou Nissack a souligné que, bien qu'elle ne partage pas les vues des sécessionnistes sur la sécession, cela n'autorise nullement à ce que leurs droits et libertés soient bafoués.


Elle a formulé le vœu que tous ces prisonniers d'opinion arbitrairement détenus puissent bénéficier du même intérêt et des mêmes exigences de justice ou de libération de la part de la communauté nationale. Un appel qui résonne alors que la question des prisonniers politiques reste un sujet sensible au Cameroun.