Le président de la Fédération camerounaise de football, Samuel Eto'o, a adressé un tacle cinglant à son détracteur, le politologue Mathias Eric Owona Nguini, dans un message publié ce mardi sur les réseaux sociaux. Sans le nommer directement, il écarte toute idée de débat avec celui qu'il qualifie de « certain intellectuel » qui se donne beaucoup de mal pour exposer « les limites de sa pensée ».
« Un certain « intellectuel » se donne beaucoup de mal, ces derniers temps, pour exposer aux yeux de tous les limites de sa pensée. Il souhaiterait, paraît-il, débattre avec moi. Cela n'arrivera pas », a écrit Samuel Eto'o. L'ancien attaquant des Lions justifie ce refus par une différence de niveau : « Tout simplement parce que, dans l'ordre des choses, nous ne sommes pas au même niveau de responsabilité ni dans le même registre. »
Il conclut : « Je lui laisse donc les débats qu'il recherche et je continue à consacrer mon énergie à ce qui compte réellement : construire, servir et transmettre. »
Un message dans un contexte de tension
Cette sortie intervient alors que Mathias Owona Nguini multiplie les critiques contre le président de la Fecafoot. Le politologue a récemment déclaré que Samuel Eto'o était « profondément décevant » et que ses quatre Ballons d'Or ne sauraient « masquer les insuffisances de sa gestion à la tête de la Fecafoot » . Il a même qualifié l'ancien attaquant de « cancer du football camerounais depuis 2009 » .
Le message de Samuel Eto'o, qui intervient au lendemain du sacre des Lionnes Indomptables à la CAN féminine, est une manière de répondre à ses détracteurs en rappelant que les résultats – notamment ce premier trophée continental – parlent plus fort que les critiques.
En voyant cette image ce matin, je me suis fait une promesse : je ne cesserai jamais de me lever contre ceux qui veulent nous imposer leur médiocrité.
Ceux dont la fortune reste intraçable.
Ceux qui voudraient nous faire croire que, dans ce beau pays, nous devrions tous être des voleurs.
Ceux qui veulent faire croire que réussir, au vu et au su de tous, serait devenu un crime.
Des hommes sans parcours, sans bilan et parfois sans véritable CV voudraient tuer l’espoir et briser les rêves de toute une génération, simplement pour préserver leurs petites places et leurs petits intérêts.
Mais ils oublient une chose essentielle : le Cameroun est plus grand que nous tous.
Nous passerons.
Nos fonctions passeront.
Nos querelles passeront.
Mais le Cameroun restera.
Et tant que Dieu me donnera la force de me tenir debout, je me battrai pour ce Cameroun que j’aime. Pour cette jeunesse qui a le droit de rêver. Pour tous ceux qui doivent comprendre qu’il est encore possible de partir de presque rien, de travailler, de tomber, de se relever et de réussir.
Un certain « intellectuel » se donne beaucoup de mal, ces derniers temps, pour exposer aux yeux de tous les limites de sa pensée. Il souhaiterait, paraît-il, débattre avec moi.
Cela n’arrivera pas.
Tout simplement parce que, dans l’ordre des choses, nous ne sommes pas au même niveau de responsabilité ni dans le même registre. Je lui laisse donc les débats qu’il recherche et je continue à consacrer mon énergie à ce qui compte réellement : construire, servir et transmettre.
Je ne laisserai jamais un groupuscule de personnes imposer un récit mensonger sur une histoire qui a fait rêver, qui fait encore rêver et qui, je l’espère, continuera de créer des rêves bien après nous.
On pourra tout dire :
le poisseux, le talentueux, le bosseur, le chanceux…
Peu importe.
L’histoire, elle, ne s’écrit ni dans la jalousie ni dans le bruit. Elle s’écrit par les actes et les résultats.
Et aujourd’hui, une pensée particulière pour Son Excellence Monsieur le Président de la République, Paul Biya : il ne manquait que cette Coupe d’Afrique féminine.
Le Cameroun d’abord.
Le Cameroun toujours.









