La vie est vraiment bizarre et ce n'est pas Jacques Jorel Zang qui va le nier. Ferdinand Ngoh Ngoh a quitté de simple porteur de sac pour arriver au poste de secrétaire général de la présidence de la République.
En fait, avance l'homme décrit comme souvent bien informé, « beaucoup de personnes ne comprennent pas pourquoi certains hauts responsables et membres du parti au pouvoir de la première heure, surtout ceux qui sont avec Paul Biya depuis les bancs et depuis son avènement au pouvoir, à l'instar de René Sadi, Laurent Esso, Adolphe Moudiki, etc., n'ont aucun respect pour l'actuel SG/PRC et ne se laissent donc pas intimider par lui quoiqu'il essaie de faire ».
Il donne ensuite l'explication que nous relayons pour vous : « En réalité, tout est une question de classe sociale et surtout de trajectoire ».
Classe sociale parce que contrairement à ces "biyaïstes" de la première heure qui étaient d'une certaine élite, formée notamment par le colon français dans le seul but de diriger et de se sentir supérieurs, les personnes comme Ngoh Ngoh sortent plutôt d'un milieu assez modeste et ont dû se frayer un chemin elles-mêmes en travaillant durement pour se hisser au sommet.
À ce seul niveau seulement, dit Zang, vous comprendrez donc pourquoi Ngoh Ngoh sera toujours regarder de travers et avec beaucoup de mépris par certains dignitaires.
En termes de trajectoire, Ngoh Ngoh se retrouve au plus haut sommet au palais de l'unité par un concours de circonstances, juste parce qu'il a su se montrer très utile et très indispensable aux yeux de feue Rosette Ndongo Mengolo épouse Mboutchouang qui était la mère de l'actuelle première dame.









