S'appuyant sur des informations de Jeune Afrique, plusieurs observateurs affirment que Franck Biya cherche à renforcer son influence au sein des appareils de l'État en souhaitant le remplacement du directeur général de la DGRE, qu'il juge proche du secrétaire général de la Présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh.
Ce qui semblait être un mystère autour de l’intérêt de Franck Biya pour la course à la magistrature suprême semble se préciser. À en croire le quotidien panafricain Jeune Afrique, Franck Biya entre en action dans la bataille des réseaux.
Selon les informations rendues publiques cette semaine par Jeune Afrique, Franck Biya voudrait contrôler la DGRE, le tout-puissant service de renseignement du Cameroun. Le journal de la rue d’Auteuil, à Paris, révèle que le fils du président reprocherait à l’actuel patron de la DGRE sa proximité avec le SGPR, car ce dernier contrôlerait tous les rapports de l'institution .Franck Biya aurait écrit au chef de l’État pour demander son remplacement par le colonel à la retraite Émile Bankoui.
Jeune Afrique va plus loin en révélant les hommes forts du palais qui serviraient de relais à Franck Biya : le directeur du Cabinet civil et le vice-président du Sénat, Robert Nkili.
Cette information révèle l’existence de trois clans au palais : celui du Secrétariat général à la présidence, celui du directeur du Cabinet civil et celui de son adjoint, Baboke.
Le journal du groupe de presse panafricain Jeune Afrique précise par ailleurs que le président Paul Biya aurait refusé de céder à la demande de Franck Biya. Il serait bien conscient de cette bataille qui pourrait compromettre la crédibilité de l’institution, raison pour laquelle il aurait fait appel à l’appui de la Central Intelligence Agency et, dans une certaine mesure, du Mossad.
Albin Michel Njilo









