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General News of Tuesday, 24 April 2018

Source: cameroun-info.net

Guerre Ambazonie: le SDF sait désormais qui est derrière

Le secrétaire général du Social Democratic Front (Sdf), principal parti d’opposition au Cameroun dans un entretien avec la radio Equinoxe, revient sur certaines résolutions prises au terme du Comité exécutif national (Nec en anglais ), tenu le weekend dernier à Bamenda, dans le but de réfléchir sur la vie du parti et celle de la nation.

Depuis le choix de Joshua Osih au dernier congrès comme candidat du SDF à la présidentielle 2018, il est effacé de la scène politique. Peut-on savoir où est passé Joshua Osih ?

Je crois que nous avons fait beaucoup de chose et à la fin du Comité exécutif national, le candidat Joshua Oshi sera sur le terrain. Le Chairman Ni John Fru Ndi sera personnellement sur le terrain pour le présenter. Le 30 avril, le candidat Joshua Osih va commencer la tournée nationale qu’il a promise au peuple camerounais, dans les 366 circonscriptions. Il commencera par Bouda, dans la région de l’Ouest Cameroun.

Parlant de l’actualité, vous dites dans le communiqué final que le Cameroun connait une guerre civile dans les régions anglophones, pourquoi parlez-vous de guerre civile ?

Actuellement dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, il y a des assassinats de part et d’autre, autant dans le corps des forces de défense que des populations civiles, y compris dans les régions septentrionales. Face à cette situation, nous pensons vraiment qu’il y a une guerre civile dans notre pays. Et c’est ce que le SDF a toujours relevé depuis octobre 2016, depuis le déclenchement de cette crise. Le SDF a toujours exigé que les camerounais puissent s’assoient autour d’une table pour essayer de dialoguer et trouver des solutions meilleures.

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Cette guerre est civile parce qu’on ne connait pas l’origine. Nous pensons même que c’est le pourvoir qui est derrière. Parce que, lorsqu’on parle de couvre-feu dans la région du Nord-Ouest, on ne peut pas circuler après 21 heures, mais le domicile de notre président national est attaqué en même temps. Nous pensons que c’est une cabale que le gouvernement est en train d’orchestrer. C’est pour cette raison que nous pensons qu’il s’agit d’une guerre civile que les gens ont organisé pour assassiner les cadres du SDF.

Le SDF continue à accuser le gouvernement de l’escalade de violence dans la crise anglophone, cette accusation revient systématiquement dans les prises de positions du parti, entre temps, que fait le SDf pour contribuer à trouver une solution ?

Je crois que le SDf en a fait assez. Lors de la session parlementaire du mois de novembre où les deux sous-parlementaires au niveau de l’Assemblée nationale et du Sénat ont insisté à l’insertion de ce problème dans l’ordre du jour au niveau du parlement, qui est l’institution qui fait également comme le chef de l’Etat, assoiffé des solutions à cette crise, mais le pouvoir n’a pas répondu. Le chairman a écrit quatre correspondances au président de la République, d’ailleurs au dernier congrès, il a mis à la disposition de la presse notre quatrième lettre, mais il n’a pas régi. Nous pensons que nous avons fait beaucoup de chose et que pour le moment c’est le pouvoir qui est responsable de tout ce qui arrive dans ce pays.

Il y a un document qui circule dans les réseaux sociaux, qui n’est certes pas authentifié, dans lequel Atangana Kouna, l’ex-ministre de l’Eau et de l’Energie, a restitué le corps du délit, près de deux milliards F Cfa. Quelle est votre posture par rapport à cette affaire ?

Je crois qu’il y a beaucoup de chose à faire dans ce pays. C’est un sujet qui ne nous préoccupe pas. Nous sommes concentrés sur les prochaines échéances électorales, que ce soit les élections législatives ou municipales. Le cas Atangana Kouna et autres, qui sont même encore au gouvernement ne nous préoccupe pas. Ce qui nous intéresse, c’est de prendre ce pays pour instaurer le fédéralisme qui est notre préoccupation et qui pour nous, est une meilleure forme de gouvernance que nous devons appliquer pour le meilleur vivre ensemble dans notre pays.

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