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General News of Saturday, 25 March 2017

Source: CameroonWeb

Gros scandale de pédophilie dans un collège à Yaoundé [RELECTURE]


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Une enquête menée par « Cash Investigation » révèle des affaires d’abus sexuels commis par des frères enseignants de la communauté Saint-Jean. Ces derniers dirigent l’un des grands collègues de la capitale camerounaise, notamment le collège Francois-Xavier Vogt, communément appelé collège catholique Vogt de Yaoundé.

L’ampleur du scandale est sans précédent. L’église catholique serait impliquée mais cette dernière ferme les yeux de peur de ternir son image, d’après les révélations de l’enquête menée conjointement par des journalistes de France 2 et du site d'information Mediapart.

Ces journalistes ont interrogé Monseigneur Joseph Atanga, archevêque de Bertoua, l’un des représentants de l’Afrique au Vatican. C’est lui, qui, mis au courant des accusations de pédophilie, a pesé de tout son poids pour que les prêtes mis en cause ne soient pas traduit devant les tribunaux.

D’après un document confidentiel consulté par les enquêteurs, c’est encore lui qui a adressé une lettre au frère Thomas, premier responsable de la communauté Saint-Jean en France, pour l’informer de sa décision d’exclure de son diocèse plusieurs prêtes de la congrégation et demander leur exfiltration du Cameroun.

Dans ladite lettre, il informe que « certains frères s’étaient mis dans des situations d’une extrême gravité et que certaines personnes impliquées dans ces accusations ont été mises en prison ». Mais qu’ « il a pesé de tout son poids pour que ces frères ne soient pas traînés devant les tribunaux au risque de ternir l’image » de l’église catholique.

Interrogé sur les raisons qui ont conduit à l’expulsion des frères de la communauté Saint-Jean, l’archevêque de Bertoua divague et répond par une pirouette. C’est alors que le journaliste de « Cash Investigation » sort la lettre que l’archevêque avait envoyée au premier responsable de ladite communauté.

À la vue de ladite lettre, Monseigneur Joseph Atanga, sidéré, n’en revenait pas. Il s’est refusé à tout commentaire. « Je ne voudrais pas commenté cette lettre. Et cette lettre ne devrait pas être là. Non, je ne commente pas la lettre, je ne dis rien dessus, je ne commente pas la lettre », répétait-t-il devant le journaliste. Et d’ajouter pour finir, que « c’est une lettre confidentielle. Vous ne devriez pas avoir cette lettre ».

Pour en savoir un peu plus et en avoir le cœur net, les enquêteurs se sont rendus à la cathédrale de Bertoua pour dans un premier temps comprendre les raisons du départ des frères de Saint-Jean et rencontrer les victimes présumées d’abus sexuels.


Monseigneur Joseph Atanga

Au bout de trois jours, ils retrouvent finalement un des enfants qui auraient été agressé par les frères de Saint-Jean. Il a aujourd’hui quinze ans. Ce dernier passe au témoignage. « J’avais douze ans. Il m’a dit que je serai un homme de Dieu, que je vais prêcher dans le monde entier. Et que les hommes de Dieu c’est comme ça qu’ils font et que c’est le bien. Et il me dit qu’il n’y a pas de problème. Il a abusé de mois quatre fois. Et que ça a duré un mois»

L’enfant identifie facilement parmi 508 photos, le prête qui a abusé de lui. Il s’agit du père Emmanuel. Il était en poste à Bertoua. À en croire la présumée victime, le prête l’aurait menacé de mort pour garder le silence. Ses parents corroborent cette thèse et précisent au passage qu’au Cameroun, toutes tentatives de poursuivre un prêtre en justice est d’avance vouée à l’échec. « C’est comme porter plainte contre l’église catholique ». Ces derniers, seraient donc, protégés par la justice.



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