Actualités of Thursday, 8 January 2026

Source: Cameroun horizons n°54

Gros changement lié aux banques que toute la population doit savoir

Commission bancaire de l'Afrique centrale - Cobac Commission bancaire de l'Afrique centrale - Cobac

La Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) a adopté un nouveau règlement dans ce sens assorti d’une période transitoire de quatre ans.

Les banques en activité dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cobac) s’apprêtent à vivre d’importantes mutations structurelles et fonctionnelles avec le relèvement de leur capital social. Réunie en session extraordinaire le 10 décembre 2025 à Libreville, au Gabon, la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) à travers la décision Cobac R-2025/02 qui entrera en vigueur le 1er janvier 2026, stipule que le capital social minimum des banques de la Cemac passera de 10 milliards de FCFA à « égal ou supérieur à 25 milliards FCFA ».

De même, le régulateur a décidé que les établissements financiers devront justifier d’un capital social minimum de 4 milliards FCFA, contre 1 milliard de FCFA actuellement.

Pour assurer une application efficace des nouvelles dispositions, la Cobac a prévu une période transitoire d’un an aux établissements financiers déjà en activité pour se conformer. Ceux qui ne pourront pas atteindre ces objectifs au 31 décembre 2026 devront soumettre un plan de relèvement du capital à la COBAC avant le 30 juin 2026.

Concernant les banques, le plan de relèvement du capital prévoit d’atteindre 14 milliards FCFA fin 2026, 18 milliards 2027, puis 22 milliards 2028 et 25 milliards FCFA au 31 décembre 2029. Quant aux établissements financiers, ils devront suivre la même tendance haussière, passant respectivement de 1 milliard de FCFA à 2 milliards de FCFA, 3 milliards de FCFA et 4 milliards FCFA.

Le relèvement du capital social minimum des banques et des établissements financiers s’inscrit en droite ligne de l’implémentation du plan stratégique « OWALI 2025- 2029 » de la COBAC visant à « renforcer la stabilité et la résilience du système bancaire » dans la sous-région.

Dans cette perspective, le régulateur n’a pas indiqué les options de recapitalisation ce qui laisse croire que les banques pourront opter entre les apports en numéraire, l’incorporation des réserves ou de bénéfices non distribués ou le recours à un emprunt. D’après des analystes, les nouvelles dispositions pourraient déboucher sur une recomposition de la carte bancaire en Afrique centrale avec la naissance des groupes bancaires plus performants découlant des fusions ou des acquisitions.

Faut-il le préciser, au 31 décembre 2024, dix des 56 banques agrées dans la zone CEMAC présentaient un ratio de couverture des risques inférieur au minimum réglementaire de 10,5 %, pour déficit global en fonds propres de 247 milliards FCFA. Une quinzaine d’établissements n’étaient pas conformes vis-à-vis des règles de représentation du capital minimum.