Oswald Baboke est sur les radars de la justice. En l'état, le directeur adjoint du cabinet civil de la présidence de la République peut prendre la direction de la prison de Kondengui à tout moment. L'homme, qui est également pasteur, est accusé de beaucoup de choses qui peuvent allonger son séjour derrière les barreaux. On parle là de plusieurs dizaines d'années.
Dans ces genres de situation, la meilleure des choses à faire est de « se faire discret et tout petit », selon un expert spécialisé dans les questions judiciaires. C'est une chose que n'arrive pas encore à faire l'accusé Oswald Baboke.
Au contraire, on a vu ces derniers jours des vidéos sortir dans les médias et sur les réseaux sociaux, montrant tous les biens immobiliers et automobiles qu'a la famille Baboke. Sans oublier les nombreuses sorties de la femme Crescence qui peuvent être négativement interprétées.
Les dossiers de Baboke sont nombreux. Voilà maintenant un activiste qui l'accuse de faire la main basse sur l'or du pays. Là où le bât blesse, c'est qu'avec toute la richesse qui est sienne, obtenue illégalement selon les détracteurs, Baboke ne s'occupe pas vraiment des gens de son milieu de provenance, les laissant à leur triste sort. En d'autres termes, il mange sans penser aux autres.
Je vous présente l'aéroport dit "international" de Bertoua chez le "président des lingots d'or" du Cameroun, j'ai nommé Oswald Baboke. N'est-ce pas avec quelques lingots d'or qu'il pouvait faire de cet endroit un aéroport digne de ce nom ?
Monsieur Oswald, trouvez-vous sérieux que l'aéroport de chez vous soit comme on le voit là alors que vous êtes l'une des plus puissantes personnalités du pays parce qu'étant très proche du chef de l'État ? En plus, vous avez tout un palais à proximité constitué de plusieurs demeures somptueuses.
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Je suis toujours amusé de voir toutes ses hautes personnalités qui volent et pillent, mais qui sont totalement incapables de faire profiter les populations de chez elles du fruit de leurs vols. Paul Biya au moins, grâce à l'amour pour l'humain qu'avait Jeanne-Irène, sa première épouse, a pu arranger un peu son village Meyomessala et tout particulièrement Mvomeka'a. Les habitants de là ont au moins le courant et l'eau gratuite, mais ses collaborateurs ne sont même pas capables au moins de l'imiter à ce niveau.
Quelqu'un est puissant au Cameroun, mais les populations de chez lui ne bénéficient de rien et ce sont encore les mêmes populations qui iront voter le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) au motif que c'est leur frère qui est telle personnalité ou telle autre. Pour ces populations, le seul fait que tel ou telle qui est au pouvoir est de leur village est suffisant.
Le problème du RDPC, ce sont les militants et sympathisants qui continuent à voter les responsables sans aucun bénéfice de leur part.
Ces propos de Jorel Jacques Zang, homme de la diaspora qui suit avec beaucoup d'attention l'actualité sociopolitique du pays, ne font qu'aggraver le cas de Baboke déjà mal parti. Plus les projecteurs sont braqués sur lui, plus les chances qu'il ne s'en sorte pas sont nombreuses et on peut craindre le pire dans ce cas.









