Actualités of Monday, 27 July 2026
Source: www.camerounweb.com
C'est la question à laquelle cette publication tente de répondre. Elle est l'œuvre d'une tête qualifiée de « bien faite » par les internautes. Ces derniers jours, les images à caractère sexuel de plusieurs jeunes dames ont été divulguées, notamment celles de Jessica Edima, Kimmy Crush, Cynthia Fiangan, Léa Fofié, etc. À qui la faute ?
S'il est bien juste de dire que la prostitution est le plus vieux métier du monde, il est aussi vrai de reconnaître qu'il n'existe rien de nouveau sous le soleil concernant vos influenceuses et compagnies au pays. Depuis quelques jours, j'observe amusé tout le bruit sur la toile qui se fait autour des vidéos intimes de certaines jambes légères, friandes de la vie facile que vous aimez tant aduler et ériger en modèles de valeur sur les réseaux sociaux et il se dégage comme une forme d'hypocrisie dont seuls les Camerounais savent se montrer experts.
En effet, tandis que certains donnent l'impression d'être surpris ou choqués et même indignés au vu de l'étalage de ses vidéos sur la toile, on peut constater que beaucoup en commentaires et même dans les boites privées demandent avec frénésie à voir ces vidéos salaces pour satisfaire leur propre perversité.
C'est juste que je ne voudrais pas afficher certaines légendes car à chacun ses penchants sombres, mais j'ai été désagréablement surpris de lire en rapport avec ces saletés les commentaires tendancieux de certaines légendes supposées être des parents et époux responsables sur plusieurs pages. Je suis même tombé sur un commentaire assez salace d'une légende que moi je connais comme "prophète", du moins, c'est sur cette casquette que je connais la personne en question.
Et c'est là que j'ai compris que "l'offre" que représentent ces filles existe tout simplement parce que la demande est très forte et surtout la demande vient souvent des personnes insoupçonnables du point de vue moral. En d'autres termes, ces filles ne sont que la résultante d'une société camerounaise complètement pourrie et détruite au sens moral et mental et ce depuis la racine, c'est-à-dire depuis même la cellule familiale où tout simplement les géniteurs/génitrices ont démissionné de leur rôle majeur d'éducation et d'encadrement en refusant tout simplement d'être des parents tant dans le fond que dans la forme.
Combien de parents s'intéressent aujourd'hui ne serait-ce qu'aux cahiers de classe de leurs enfants pour voir ce que les enfants apprennent à l'école ? Ce qu'ils ont retenu de leurs enseignements ? Qu'est-ce qu'ils apprennent même à l'école, etc. Aujourd'hui, tu trouves des parents qui se vantent même de dire que leur enfant a eu 9 ou 10 fort à un examen jusqu'à en être fiers alors qu'ils n'ont jamais ouvert un seul cahier pour vérifier simplement le niveau de langue de leur progéniture.
Au final, on a beaucoup d'enfants "je la dis que" qui grandissent dans un environnement pas toujours favorable à une éducation de qualité et sans réel repère moral et par conséquent, ils se retrouvent abandonnés à eux-mêmes avec des influences extérieures malsaines qui vont les conduire ainsi dans tous types de travers et d'abus. D'où le fait qu'aujourd'hui, il n'est pas rare de voir une jeune adolescente de 16 ou 17 ans vivant encore chez ses parents et avec comme seul diplôme d'être déjà mère de 2 ou 3 enfants de plusieurs pères différents alors qu'avant, c'était justement à cet âge que nos mamans allaient en mariage chez nos papas avec au moins le brevet en poche.
Certains font même les choses d'adultes en présence des enfants non sans les initier eux-mêmes à la vie d'adulte d'où les phénomènes de vols et pédophilies et autres formes d'inceste. D'autres encouragent même les enfants à cette vie facile car ils considèrent leurs progénitures comme leur fonds de commerce. Pas étonnant donc que le goût prononcé pour la vie facile, la cupidité à outrance et le gros cœur soient des réalités de plus en plus perceptibles chez les jeunes qui veulent tous briller et cette envie de briller ne peut conduire qu'à l'érection d'une catégorie bizarre de jeunes qui deviennent du jour au lendemain des influenceurs(es) sur les réseaux sociaux sans réelle traçabilité honorable de leurs parcours.
Cette sortie de Zang l'activiste situe les responsabilités. Les doigts accusateurs pointent les parents, véritables pionniers de l'éducation des enfants, mais pas que. Tout le monde doit jouer sa partition pour un bon équilibre.