L'ancien ministre et enseignant-chercheur Fridolin Nké a réagi avec émotion à la récente note du ministre de l'Enseignement supérieur, qui instruit les Vice-Chancellors et Recteurs des universités d'État à procéder à des vérifications rigoureuses avant tout licenciement ou remplacement d'enseignant. Une note qu'il considère comme la reconnaissance de ses années de combat.
« J'ai trop souffert depuis 10 ans pour que le Ministre d'État, MINESUP, puisse écrire ceci aujourd'hui. Mes sacrifices, mes larmes, ma sueur, ma souffrance et mes pleurs sanctifieront tous ceux qui viendront après moi », a écrit Fridolin Nké sur sa page Facebook.
La note du ministre de l'Enseignement supérieur, datée du 26 juin 2026, rappelle aux responsables des universités d'État que « toutes les voies de vérification » doivent être explorées avant toute décision de remplacement ou de licenciement. Le ministre constate en effet la « récurrence » de situations où des enseignants sont remplacés sans que les procédures aient été respectées, exposant les institutions à des « contentieux inutiles ».
Pour Fridolin Nké, cette circulaire est la consécration de son combat contre les pratiques arbitraires dans l'enseignement supérieur. Il affirme qu'il y a désormais « un avant et un après Nké Fridolin » dans ce secteur.
« Le Maître des Réprouvés, le Messie des Piétinés »
Dans un message empreint de solennité, l'enseignant-chercheur se présente comme une figure de transition. « Après les Grands Maîtres (Eboussi, Towa, Njoh-Mouelle, Mono, etc), je suis Le Maître des Réprouvés, le Messie des Piétinés, qui surgit et survit dans une période de transition au cours de laquelle il est interdit de philosopher. »
Il voit dans cette note l'annonce d'une renaissance : « Notre génération ensemence la nouvelle pépinière critique qui va nous venger et ressusciter l'esprit errant des Grands Maîtres en vue de poursuivre l'aventure dialectique qui s'est interrompue à notre arrivée. »
Fridolin Nké, qui a été ministre de la Jeunesse et des Sports sous Paul Biya, se sait controversé, mais il affirme avec conviction : « À ma mort, toute la République va me célébrer, et plus largement des gens diront de paKtout pakktout que j'étais un bon type, un Grand Homme, un Monument etc., même si moi-même je suis conscient que je ne suis qu'un DOUBLE ZÉRO MAN détesté par ses proches… Ou bien !?!? »
Cette réaction intervient alors que la note du MINESUP, adressée aux Vice-Chancellors et Recteurs des universités d'État, enjoint de préserver la « crédibilité et la stabilité du système universitaire » en veillant au respect des procédures.









