Actualités Régionales of Friday, 23 October 2026
Source: www.camerounweb.com
Cette instruction intervient alors que de nombreuses communes peinent à financer leurs missions, notamment dans l’éducation de base, la santé, l’entretien des routes, l’approvisionnement en eau et la gestion des déchets.
Dans la circulaire rendue publique par le président de la République sur le budget, au point 20, le chef de l’État demande d’« améliorer la prévisibilité des ressources transférées » aux collectivités territoriales décentralisées (CTD) et d’assurer la « mise à disposition effective des ressources fiscales collectées et mobilisées à leur profit », conformément à la loi du 23 décembre 2024 portant fiscalité locale.
Actrice du développement local et de la gestion de proximité, la mairie est notamment chargée de l’éducation de base (construction et entretien des écoles primaires et maternelles), de la santé de base et de l’action sociale, de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme et du logement (permis de construire, plans d’occupation des sols), ainsi que de l’entretien de la voirie communale, de l’approvisionnement en eau, de l’hygiène, de la salubrité et de la gestion des déchets.
Dans les faits, les maires sont paralysés par le manque de financement. Les fonds collectés par le ministère des Finances et destinés aux communes n’arrivent pas à destination ou ne sont débloqués qu’au compte-gouttes, sans jamais être versés dans leur totalité. Au ministère des Finances, la priorité semble être accordée au remboursement des dettes contractées pour financer des projets immatures et non rentables.
Selon l’économiste Dieudonné Essomba, cette circulaire du président de la République, élaborée sur la base du budget présenté par le ministre des Finances, aurait un seul objectif : contenter les partenaires internationaux. Car, dans la pratique, « même le ministre ne croit pas à sa faisabilité », affirme-t-il.
Albin Michel Njilo