Le 20 mai prochain, le Boulevard éponyme de Yaoundé vibrera, une fois de plus, au rythme des pas cadencés et des chants patriotiques. Pourtant, sous les pavés de la célébration officielle, les lignes de fracture politiques n'ont jamais été aussi visibles.
Pour cette première grande parade post-présidentielle, les autorités administratives ont tranché : la fête de l'Unité nationale se fera en format réduit, trié sur le volet. Seuls huit partis politiques ont reçu le précieux sésame préfectoral pour fouler le tarmac à Yaoundé et Douala : le RDPC, le SDF, l’UPC, l’UNDP, l’ANDP, le PCRN, l’UDC ainsi que le MDR.
Un filtrage chirurgical qui transforme la communion nationale en un cercle très restreint de partis parlementaires. Le 15 mai dernier, le préfet du département du Mfoundi, Djikdent Emmanuel Mariel, a publié un communiqué radio invitant les partis politiques retenus pour le défilé civil à Yaoundé à prendre part à une répétition générale obligatoire. Cette répétition se tiendra le 18 mai prochain dès 10 heures.
Elle vise à assurer une meilleure coordination et une organisation optimale des formations politiques appelées à défiler lors des festivités officielles dans la capitale camerounaise. À travers cette initiative, les autorités administratives entendent garantir le bon déroulement du défilé civil dans un contexte marqué par les préparatifs intensifs des célébrations du 20 mai sur l’ensemble du territoire national.
À Douala, le préfet du Wouri a également décidé que seuls les partis politiques représentés au Parlement participeront au défilé du 20 mai prochain. Cette décision, communiquée le 13 mai, limite la participation à 08 formations politiques : Undp, Sdf, Upc, Andp, Pcrn, Udc, Mdr et Rdpc. Le critère de représentation parlementaire exclut les partis sans siège à l'Assemblée nationale, y compris ceux créés ou restructurés après les dernières législatives.









