Actualités of Tuesday, 1 September 2026

Source: www.camerounweb.com

Féminicides au Cameroun : la parole des sportives, nouveau front de la mobilisation citoyenne

Jeune Afrique met en lumière l'émergence d'une mobilisation portée par des personnalités publiques camerounaises, à l'image de la footballeuse internationale Nchout Njoya Ajara, qui vient combler ce que beaucoup perçoivent comme un vide laissé par l'inaction des autorités face à la vague de féminicides frappant le pays.


Selon les informations relayées par Jeune Afrique, Nchout Njoya Ajara, sportive passée par des clubs prestigieux tels que l'Atlético Madrid et l'Inter Milan, a interpellé l'opinion publique camerounaise à travers une formule choc publiée sur ses réseaux sociaux : « Être une femme au Cameroun ne devrait jamais être un risque. » Le média rapporte également ses propos dénonçant le silence ambiant face à ce phénomène, qu'elle qualifie explicitement de « synonyme de complicité ».

Une mobilisation citoyenne qui interroge le cadre juridique

Jeune Afrique souligne que cette prise de parole publique a eu pour effet d'amplifier une réflexion plus large parmi les internautes camerounais, entre appels à la mobilisation collective et interrogations sur le cadre juridique existant pour protéger les femmes. Le média relève ainsi que cette indignation citoyenne, largement relayée en ligne, s'accompagne d'une remise en question directe de la volonté politique du gouvernement à légiférer sur ce sujet.


Face aux critiques, notamment celles émanant de l'opposition qui accuse l'exécutif de passivité, Jeune Afrique rapporte les explications fournies par la ministre de la Promotion de la femme et de la famille, Marie-Thérèse Abena Ondoa. Cette dernière invoque la nécessité d'aboutir à un texte de loi consensuel, un « document dans lequel tout le monde se reconnaisse », justifiant ainsi l'absence, plus de deux ans après le lancement du processus législatif, de toute loi spécifique sur les violences faites aux femmes et aux filles au Cameroun.