Marie-Thérèse Abena Ondoa appelle les femmes victimes de violences à rompre le silence avant que les agressions ne conduisent à des drames irréversibles. Son intervention survient après plusieurs féminicides largement commentés dans les médias et sur les réseaux sociaux.
La ministre de la Promotion de la femme et de la famille a également indiqué que le travail sur un texte renforçant la lutte contre les violences faites aux femmes avait progressé. Aucune version complète du projet n'est encore accessible au public. Il reste donc impossible d'en évaluer précisément le champ, les infractions retenues ou les mécanismes de protection envisagés.
Une réforme juridique pourrait clarifier les responsabilités et renforcer les sanctions. Son efficacité dépendra toutefois de la capacité des victimes à obtenir une protection rapide. Briser le silence suppose qu'une femme puisse signaler les violences sans être renvoyée vers son agresseur, humiliée ou exposée à de nouvelles représailles.
Cela exige des personnels formés, des hébergements d'urgence, une assistance juridique et un suivi social. Les familles, les voisins et les professionnels de santé jouent également un rôle. Le gouvernement devra préciser le calendrier du texte et les moyens prévus pour son application. Une loi sans dispositifs opérationnels risquerait de produire une réponse symbolique à un problème qui exige une intervention immédiate.









