Actualités of Thursday, 27 August 2026

Source: www.camerounweb.com

Féminicide : la ministre Abena Ondoa reçoit une lettre difficile à négliger

C'est un message assez clair, de nombreuses femmes ne se sentent plus en sécurité dans le pays. Leur porte-parole, assez curieusement, ne dit ou ne fait rien. Une chose qui n'est pas du goût de celle qui se fait appeler Nchang Belinga qui interpelle la ministre Marie-Thérèse Abena Ondoa.

La tiktokeuse demande à l'autorité de se lever pour la cause des femmes. Elle l'invite à rassurer la population : « Bonjour Madame la ministre de la Promotion de la femme et de la Famille. Je m'appelle Nchang Jocelyne Tita, je suis Camerounaise, originaire du Nord-Ouest, département de Santa, village de Mbe, et je vis à Yaoundé.

Avec tout le respect que je vous dois, je vous fais ce message pour avoir quelques renseignements. Vous êtes la représentante des femmes et des enfants camerounais dans le gouvernement, notre voix, le seul pont entre le gouvernement et les femmes. 2026 a été une année particulièrement déprimante pour les femmes et les enfants, avec des cas répétés d'homicides, de violences, de meurtres, de kidnapping et de disparitions. Je fais cette vidéo parce que j'étais à votre service hier pour obtenir une information que je recherche auprès de vos membres dans différents bureaux.

Les personnes avec qui j'ai pu interagir ne m'ont pas donné d'information satisfaisante. Je cherchais à savoir quelles sont les lois et les actions concrètes mises en place cette année pour protéger les femmes, des mesures qui n'existaient pas avant.
Pendant les 23 ans que j'ai été en vie, 2026 est l'une des pires années pour la femme camerounaise. Je me disais donc qu'il y aura certainement des mesures prises pour aider la situation. Mais l'information que j'ai obtenue était déjà existante, sans nouveaux développements.

J'étais particulièrement déçue d'apprendre que dans la région du Centre, il n’existe qu’un seul centre pour accueillir les femmes en détresse, situé à Yaoundé 5ème. Pour la capitale d'un pays, ce n'est pas suffisant. J'espère que l'information obtenue était datée.

J'espère que dans les prochains jours, vous pourrez faire un communiqué ou une vidéo pour répondre à ces questions. Je ne les pose pas pour moi-même. Je suis Camerounaise, je suis une femme, et cela me donne le droit de me questionner sur les mesures prises pour garantir ma sécurité. Le Cameroun est actuellement comme une jungle, où les puissants oppriment les plus faibles. Cette semaine, nous avons eu huit cas d'homicides. Qu'est-ce qui prouve que je ne serai pas la prochaine ?

C'est une quête de renseignements sans haine. Je serais contente de venir au ministère prendre tout document lié à mes questions, car je n'ai pas pu l'obtenir hier. Nous ne pouvons plus dormir nos huit heures car nous craignons pour nos vies. Je suis ouverte à toutes les rencontres nécessaires sur ce sujet.

Vous êtes la personne la plus apte à porter le fardeau des femmes camerounaises. Nous voulons être informées pour nous sentir impliquées, car aujourd'hui, il y a de sérieuses questions sur l'existence d'une structure qui défend la sécurité de la femme camerounaise. Merci pour votre temps et votre attention », a-t-elle terminé.

Abena Ondoa a un gros chantier devant elle. La ministre devra renforcer les outils de lutte contre le fléau et tout le monde a hâte de voir comme elle s'y prendra.