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Actualités of Thursday, 2 December 2021

Source: www.camerounweb.com

Extrème-Nord : l’armée libère 6 otages

L’armée libère 6 otages et neutralise et neutralise L’armée libère 6 otages et neutralise et neutralise

L’armée camerounaise a mené avec succès jeudi 02 décembre 2021, une opération qui a abouti à la libération de 06 otages dans la localité de Tcholliré dans le département de MayoRey. L’incursion menée par le 31ème BIM de l’armée camerounaise a également permis de neutraliser un preneur d’otage. Plusieurs blessés ont été recensés dans le camp des malfrats. « Des armes, munitions et tenues militaires saisies », indique la plateforme Humanitarian Purpose.


Renforcement

Ils ont été abandonnés par Inoussa Padam, un agent recruteur
25 marins abandonnés par Inoussa Padam, un agent recruteur, approchés par Boko Haram. Les Ministres des transports et de l’emploi et de la formation professionnelle interpellés.

Ils étaient près de cent jeunes apprenants, sortis des centres de formation de la marine à Douala, à répondre positivement à une offre d’emploi de l’Association des Gens de Mer AMAGEN-CAM. Après un cursus d’une année pour un montant global de 1 200 000 Francs pour la formation, ils ont été approchés par le sieur Inoussa Pan-dam, pour le compte de l’AMAGECAM.

Le deal était leur recrutement dans son organisation,’pour exécuter des missions de sécurité maritime sur le fleuve Bénoué et dans la région du nord Cameroun. En début d’année 2021, ces jeunes diplômés frais émoulus soutirent encore les frais de voyage à leurs parents, en rêvant d’un emploi qui les ferait sortir définitivement de la galère.

Arrivés à Garoua, ils seront dépêchés sur le site de Rey Bouba, pour une mission de recensement des pêcheurs et des transporteurs à pirogue le long du fleuve jusqu’à Lagdo. Dès la première semaine, le malaise s’installe. Récit de M. Adolphe, l’un des apprenants : « Le président de l’association qui nous a recruté est le commandant Alain Ndemba. Il nous avait fait comprendre que monsieur Inoussa Pan-dam était leur représentant pour la région du nord. Nous avions donc confiance en lui.

D’ailleurs il nous avait rassuré que le projet pour lequel il nous recrutait était connu de la délégation régionale des transports et de ce circonscription maritime régionale du nord. Nous avons constaté qu’à Rey Bouba, il ne fallait surtout pas lever la tête, malgré les conditions de vie qui nous étaient imposées. Pas de matelas, entassés dans des pièces, et un seul repas par jour. Nous étions environ 75 jeunes, sortis de différents centres de formation.

Lorsque nous sommes sortis du royaume de Rey Bouba, certains d’entre nous sont allés rencontrer le délégué régional des transports pour dénoncer le traitement qui nous était infligé. Monsieur Inoussa a été convoqué et devant le délégué, il a dit qu’il était en mission pour le dragage du fleuve Bénoué, et d’autres travaux. I! affirmait d’ailleurs que nous ne pouvions rein contre lui, dans la mesure où il avait des appuis dans la haute administration. C’est à la suite de cette confrontation, qu’il nous a abandonnés à notre sort. » Boko Haram s’invite

Les déplacements en bande des jeunes suscitent des inquiétudes des riverains, qui alertent la gendarmerie. Certains d’entre eux sont contactés nuitamment par des recruteurs de la secte Boko Haram. Explications de M. Adolphe : « Vous ne pouvez pas imaginer que ce que nous vivons est un véritable calvaire. Nombre d’entre nous ont reçu des fondamentaux de la formation militaire. Ce qui a suscité l’intérêt des recruteurs de Boko haram. Nous avons été informé un matin, de la visite de certains recruteurs de la secte, qui s’étaient infiltrés dans nos rangs et proposaient de prendre en charge ceux qui étaient disponibles. Les montants qu’ils proposaient étaient incroyables, mais très rapidement nous nous sommes organisés pour quitter la zone.

L’amour de notre pays a pris le dessus, et nous avons informé certaines autorités administratives. Malheureusement, elles n’ont pas pris en considération nos informations. Dans là foulée, certains sont retournés dans le grand sud, et il ne reste que 25 personnes encore ici, dans la galère. Sans argent, loin des parents qui pour la plus part sont à bout financièrement, nous sommes décidés à faire savoir à la communauté nationale, que des jeunes formés à des métiers spéciaux.

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